Un ex-gynécologue cannois de 79 ans, radié par l’ordre des médecins, est renvoyé devant la cour criminelle pour viols et agressions sur 14 patientes.

Cannes : un ex-gynécologue renvoyé devant la cour criminelle pour viols sur 14 patientes
Radié par la chambre disciplinaire nationale de l’ordre des médecins cet été, un ancien gynécologue ayant exercé à Cannes pendant plusieurs décennies devra répondre devant la justice de viols et d’agressions sexuelles commis, selon l’accusation, en abusant de l’autorité conférée par sa fonction.
Un renvoi devant la cour criminelle des Alpes-Maritimes
G.F., gynécologue qui a exercé à Cannes durant de nombreuses années, est renvoyé devant la cour criminelle des Alpes-Maritimes, rapporte Nice matin. Le praticien devra répondre de « viols et agressions sexuelles commis par une personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction », pour des faits présumés s’étalant de 2014 à 2021.
La date de l’audience n’a pas encore été fixée, précise Maître Christophe Petit, avocat de deux des quatorze victimes recensées dans ce dossier.
Une radiation prononcée après un premier rejet des plaintes
Sur le plan disciplinaire, la sanction est déjà tombée. Le 7 juillet dernier, la chambre disciplinaire nationale de l’ordre des médecins a rendu son délibéré et a radié le praticien.
Cette décision fait suite à un appel : en première instance, les plaintes déposées par trois patientes auprès du conseil de l’ordre avaient été rejetées, sans sanction pour le médecin. La radiation prendra effet le 1er novembre, bien que G.F. soit aujourd’hui retraité. Il conserve la possibilité de saisir le Conseil d’État, mais un tel recours ne serait pas suspensif.
Des témoignages qui se recoupent
Âgé de 79 ans, G.F. jouissait d’une réputation établie à Cannes. Les patientes qui l’accusent décrivent des gestes et propos allant bien au-delà du cadre médical : attouchements prolongés, pénétrations vaginales ou anales avec les doigts ou une sonde, accompagnés de commentaires à caractère sexuel, systématiquement lors de consultations.
Pour Maître Christophe Petit, la concordance des récits est frappante. Les patientes concernées ne se connaissent pas entre elles, mais décrivent des scénarios similaires, ce qui renforce selon lui la cohérence du dossier. Le gynécologue, de son côté, a constamment nié les faits qui lui sont reprochés lors de ses auditions.
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