Maubeuge : un sexagénaire déjà condamné à 28 ans de réclusion est mis en examen pour le meurtre d’une femme de 77 ans. Soupçon d’agression sexuelle.

Maubeuge : un criminel déjà condamné mis en examen pour le meurtre d’une femme de 77 ans
Un homme de 68 ans, déjà condamné par le passé à une lourde peine de réclusion, a été mis en examen jeudi 27 août pour le meurtre d’une septuagénaire retrouvée morte à son domicile, dans le Nord. Le parquet évoque une possible agression sexuelle et a ouvert une information judiciaire.
Le corps découvert après un signalement du fils de la victime
Tout part d’un signalement pour “disparition inquiétante” déposé par le fils de la victime, rapporte BFMTV. Alertée, la police se rend mardi dans l’appartement d’un homme de 68 ans à Maubeuge, où elle découvre le corps sans vie d’une femme de 77 ans.
Selon le parquet de Valenciennes, le suspect entretenait avec la victime une relation qualifiée de “connaissance amicale”. Interrogé, il a immédiatement reconnu l’avoir étranglée.
Un mobile lié à un rejet amoureux
Les premiers éléments recueillis par les enquêteurs dressent le récit d’un geste d’une violence extrême, motivé par un sentiment de rejet. Le mis en examen a expliqué éprouver des sentiments amoureux pour la septuagénaire.
Selon ses déclarations rapportées par le parquet, il aurait tenté de l’embrasser avant d’être repoussé “par un coup de bouteille”. Il se serait alors saisi d’un lacet pour l’étrangler. Ces éléments, ainsi que des indices recueillis sur place, laissent également soupçonner une atteinte à caractère sexuel, ce qui a conduit le parquet à retenir la qualification de “meurtre précédé, accompagné ou suivi d’un autre crime”.
Un passé judiciaire marqué par une précédente condamnation pour assassinat
Le profil du mis en examen n’est pas inconnu de la justice. En 2008, il avait été condamné à 28 ans de réclusion criminelle, assortie d’une période de sûreté des deux tiers, pour un assassinat commis en 2004. Placé en détention provisoire dès le 19 mai 2004, il avait ensuite exécuté sa peine avant de recouvrer la liberté le 31 décembre 2022.
Le parquet précise que l’homme bénéficiait en détention d’un suivi psychologique régulier et exerçait une activité professionnelle. Ces éléments lui avaient permis d’obtenir des remises de peine, conformément aux dispositions du Code de procédure pénale.
Une information judiciaire ouverte, la peine encourue est la perpétuité
Placé en détention provisoire à l’issue de sa mise en examen, l’homme fait désormais l’objet d’une information judiciaire pour meurtre aggravé. Les investigations se poursuivent afin de déterminer avec précision les circonstances exactes du drame. En l’état actuel de la procédure, le mis en examen encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
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