Décines : un homme tué par balle et un autre blessé rue Sully. Les CRS quadrillent le quartier.

Décines : un homme tué par balle rue Sully, les CRS quadrillent le quartier
Un nouveau drame a frappé le quartier de Sully à Décines-Charpieu ce vendredi soir. Un homme a perdu la vie et un autre a été blessé par arme à feu, dans un secteur déjà marqué par plusieurs mois de tensions liées au trafic de stupéfiants.
Une fusillade en pleine soirée
Vers 19h30, les forces de l’ordre sont intervenues au 46 rue Sully, à proximité immédiate du Groupama Stadium. Sur place, les secours ont découvert deux victimes touchées par des tirs d’arme à feu, rapporte Le Progrès.
La première, un homme dont l’identité n’a pas été communiquée, a été atteint d’une balle à la tête. Son décès a été constaté sur place par un médecin urgentiste. Le second blessé, touché au flanc, était conscient à l’arrivée des secours et a été transporté à l’hôpital pour y être soigné.
Les suspects en fuite, une traque engagée
Selon les premiers éléments, au moins deux individus seraient à l’origine des tirs. Ils auraient pris la fuite à bord de trottinettes, abandonnant sur les lieux une dizaine de douilles. Une enquête a été ouverte sous l’autorité du parquet pour identifier et interpeller les auteurs.
Face à la gravité des faits, le préfet Étienne Guyot a demandé le déploiement de renforts policiers supplémentaires dans le quartier. Les CRS sont mobilisés pour sécuriser la zone et appuyer les investigations en cours.
Un quartier déjà marqué par une guerre de territoire
Ce nouvel épisode s’inscrit dans un contexte de vive tension entre groupes de narcotrafiquants qui se disputent le contrôle du secteur depuis plusieurs mois. Entre avril et mai derniers, la rue Sully avait déjà été le théâtre de multiples violences.
Le 24 avril, une dizaine de coups de feu avaient été tirés au pied d’un immeuble, endommageant cinq véhicules et blessant une passante d’une quarantaine d’années, alors qu’elle rentrait du cinéma avec ses enfants. Elle avait été hospitalisée avec 45 jours d’incapacité totale de travail.
Les jours suivants, plusieurs tentatives d’incendie avaient visé des paliers d’immeubles, menées par des individus cagoulés. Un appartement du 42 rue Sully avait notamment été ciblé trois fois en trois jours, selon des témoignages de riverains.
Un bilan humain lourd depuis le printemps
D’autres incendies volontaires avaient suivi, dont un le 29 avril, éteint par des jeunes du quartier avant l’arrivée des pompiers. Le 11 mai, un nouvel incendie criminel, plus dévastateur, avait embrasé un immeuble du secteur.
Ce sinistre avait fait trois morts, tous considérés comme des victimes collatérales du conflit entre trafiquants, ainsi que onze blessés. Plusieurs familles avaient dû être relogées en urgence. Deux mois plus tard, en juillet 2026, certains sinistrés dénonçaient encore des cambriolages dans leurs logements évacués.
Face à cette escalade de violence, la maire Laurence Fautra avait interpellé publiquement le ministre de l’Intérieur, réclamant une brigade spécialisée et des moyens durables pour “purger” la ville des réseaux de trafic. Des sources policières évoquaient alors trois points de deal actifs dans le quartier.
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