Un bénévole de club de football a été condamné à 3 ans de sursis probatoire pour l’agression sexuelle d’un adolescent endormi lors d’une soirée en Isère.

Un adolescent agressé sexuellement dans son sommeil : le bénévole d’un club de football condamné à trois ans de sursis probatoire
Le tribunal judiciaire de Bourgoin-Jallieu a condamné, jeudi 10 septembre, un trentenaire bénévole d’un club de football de l’Isère pour l’agression sexuelle d’un adolescent licencié dans le même club. Les faits s’étaient déroulés mi-août, lors d’une soirée privée organisée au domicile de la victime.
Une soirée entre amis qui tourne au drame
Le 13 août au soir, l’adolescent avait invité plusieurs amis chez lui pour une soirée qui s’annonçait festive et largement alcoolisée, relate Le Dauphiné. Vers 23h45, deux personnes extérieures au groupe initial se joignent à la fête, parmi elles le trentenaire, bénévole au sein du club de football local où évolue également le jeune homme.
Après le départ de la majorité des invités, l’homme, qui avait entre-temps fait un aller-retour à son lieu de travail, une boulangerie, revient sur les lieux. C’est à ce moment que les faits dénoncés par la victime se sont produits.
Le récit de la victime
Endormi sur le canapé, l’adolescent explique avoir été brutalement réveillé, entièrement dénudé, alors qu’il subissait des attouchements ; l’individu était en train de le masturber. Il parvient à repousser son agresseur et à le mettre à la porte. Dès le lendemain, il se rend à la brigade de gendarmerie de La Tour-du-Pin pour déposer plainte.
Informés des faits, les responsables du club de football écartent immédiatement le bénévole de ses fonctions, avant même l’ouverture des investigations judiciaires.
Une tentative de suicide et un « black-out » invoqué
Trois jours après les faits, le mis en cause tente de mettre fin à ses jours, laissant une lettre dans laquelle il nie toute implication tout en évoquant ses volontés funéraires. Hospitalisé plusieurs jours, il sera par la suite entendu par les enquêteurs.
Devant le tribunal, l’homme affirme n’avoir aucun souvenir de la soirée, évoquant une consommation d’alcool fort particulièrement importante. L’expertise psychiatrique ne relève chez lui ni trouble ni perversion, mais souligne des fragilités narcissiques et une problématique d’alcoolisation sévère, pouvant expliquer un trou de mémoire partiel.
Des témoignages antérieurs jamais suivis de plainte
L’enquête a permis de recueillir les témoignages de deux autres jeunes hommes, qui affirment avoir vécu des situations similaires par le passé, toujours dans un contexte de soirée alcoolisée, sans qu’aucune plainte n’ait été déposée à l’époque. Le prévenu avait par ailleurs été visé, au début des années 2010, par une enquête pour des faits présumés sur deux enfants dont sa mère assurait la garde en tant qu’assistante maternelle. Ce dossier avait été classé sans suite.
La décision du tribunal
Le ministère public avait requis 30 mois d’emprisonnement, dont 12 fermes. Le tribunal a finalement condamné le prévenu à trois ans de sursis probatoire, assorti d’une interdiction d’entrer en contact avec la victime et d’une injonction de soins. L’homme est désormais inscrit au fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles et se voit interdire, de manière définitive, l’exercice de toute activité impliquant un contact avec des mineurs.
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Justice de honte ❗👎🏼😡🤮
quant on voit le quantum de la peine, le criminel doit être mort de peur !!!