Enlevé le 6 août par des dissidents des Farc, le caporal colombien de la Légion étrangère s’est évadé et a survécu quatre jours seul en pleine nature.

Colombie : le caporal de la Légion étrangère enlevé à Nariño s’est évadé après un mois de captivité
Enlevé début août dans le sud-ouest de la Colombie par des dissidents des ex-Farc, un caporal colombien de la Légion étrangère française a réussi à échapper à ses ravisseurs. Il a survécu quatre jours seul dans la nature avant de rejoindre un poste de police.
Une évasion réussie après plusieurs semaines de captivité
Le caporal José Olger Melo Charry, engagé dans la Légion étrangère française depuis quatre ans, est parvenu à s’évader de ses geôliers après plusieurs semaines de détention. Selon des médias colombiens, l’homme de 35 ans était retenu par des dissidents des ex-Farc dans le département de Nariño, dans le sud-ouest du pays.
Après s’être échappé, le militaire a passé quatre jours seul en pleine nature avant de retrouver la civilisation. Il a réussi à rejoindre par ses propres moyens un poste de police samedi soir, vers 23h30. Les forces de sécurité ont immédiatement renforcé leur dispositif aux abords du poste concerné.
Un transfert médical et une famille à ses côtés
Dimanche matin, l’armée colombienne a héliporté le caporal depuis El Ejido vers Pasto, capitale du département de Nariño. Sur place, il a été conduit dans un centre médical où il demeure actuellement sous observation, entouré des membres de sa famille.
Les enquêteurs locaux souhaitent désormais l’interroger sur les circonstances précises de son évasion et sur les quatre jours passés livré à lui-même dans la nature. Cette audition reste toutefois conditionnée à l’autorisation des équipes médicales qui le suivent. Une photographie diffusée après sa prise en charge le montre debout, sans blessure apparente et dans un état de santé jugé satisfaisant.
Un enlèvement survenu dès son arrivée en permission
Originaire de la région de Nariño, José Olger Melo Charry s’y trouvait en permission depuis le 5 août. Dès le lendemain de son arrivée, alors qu’il circulait sur une route rurale, il avait été enlevé par des combattants armés. Le ministère français des Armées avait précisé à l’époque que le caporal ne possédait pas la nationalité française.
La responsabilité de cette capture avait été revendiquée par l’État-major central (EMC), principale dissidence des ex-Farc, via son front Franco Benavides. Le groupe armé avait alors assuré que le militaire était « vivant, en parfaite santé » et qu’il avait bénéficié de soins médicaux et d’une alimentation adéquate. La guérilla le désignait comme un « prisonnier de guerre », rejetant les termes d’enlèvement employés par les autorités colombiennes et les médias.
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Maintenant ils savent que d arrêter un légionnaire est une mauvaise idée
Bravo, l’entraînement des Légionnaires à payé, pour ce sous-officier. Maintenant, j’espère qu’il sera ramené à bon port ,exfiltré par les services français. Il mérite une médaille.