Un sexagénaire sans domicile, déjà condamné 34 fois, a comparu à Montpellier pour un vol de matériel dans une voiture.

Montpellier : un sexagénaire multirécidiviste condamné pour la 35e fois après un vol dans une voiture
Un homme de 60 ans, sans domicile fixe et rongé par l’addiction, a de nouveau été condamné par le tribunal correctionnel de Montpellier. Son casier judiciaire compte désormais 35 mentions, dont 30 pour des faits de vol.
Interpellé en flagrant délit près du Lez
Les faits remontent au dimanche 6 septembre, en fin de soirée. Un témoin alerte la police après avoir aperçu un individu en train de fouiller dans le coffre d’un véhicule garé rue Bernard Délicieux, dans le quartier des Beaux-Arts à Montpellier. Les forces de l’ordre interpellent rapidement le suspect, retrouvé en possession d’un drone, d’un appareil photo et de plusieurs objectifs dérobés, rapporte Le Midi libre.
Face aux enquêteurs, l’homme explique son geste par une situation de grande précarité : il affirme avoir cherché des vêtements et de la nourriture, sans intention réelle de revendre ou d’utiliser les objets volés.
Un profil marqué par la récidive et l’addiction
Le mis en cause a longtemps vécu sous une tente à proximité du Lez. Devant les juges, ce 9 septembre, il reconnaît l’ampleur de son parcours judiciaire, admettant lui-même que “c’est trop”.
Sa dernière sortie de prison, en février 2026, s’était accompagnée d’une interdiction de paraître dans le département de l’Hérault. Il affirme avoir alors espéré un départ vers Marseille pour un emploi, resté sans réponse. Formé au métier de jardinier paysagiste, l’homme souffre d’une addiction sévère, reconnaissant consommer une vingtaine de bières quotidiennement ainsi que de la cocaïne de manière mensuelle.
Une peine assortie d’un sursis probatoire
Lors de l’audience, son avocat a plaidé la clémence, évoquant “un dossier de la misère” marqué par l’absence d’effraction, la restitution des objets et la reconnaissance des faits. La défense a jugé excessives les réquisitions de la procureure, qui demandait 18 mois de prison avec maintien en détention.
Le tribunal a finalement retenu cette peine de 18 mois, mais l’a assortie d’un sursis probatoire de 10 mois. Le condamné devra se soumettre à une obligation de soins pour son addiction à l’alcool et aux stupéfiants, chercher un emploi ou suivre une formation, et indemniser la partie civile à hauteur de 100 euros.
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