Trois policiers de la BAC de Carcassonne blessés en intervention : leur agresseur écope d’un stage de citoyenneté. Alliance Police Nationale dénonce et mobilise.

Carcassonne : trois policiers de la BAC blessés en intervention, leur agresseur condamné à un simple stage de citoyenneté
Vendredi 11 septembre, trois fonctionnaires de la brigade anticriminalité de Carcassonne ont été blessés en tentant d’interpeller un jeune homme circulant en trottinette électrique sur un trottoir. La sanction prononcée contre l’agresseur relance la colère des syndicats de police, qui appellent à un grand rassemblement national le 15 septembre à Paris.
Une interpellation qui dégénère dans le quartier de Grazailles
Vendredi 11 septembre, aux alentours de 17h30, un équipage de la brigade anticriminalité du commissariat de Carcassonne patrouille dans le secteur du quartier de Grazailles, relate L’Indépendant. Les policiers repèrent un individu circulant sur le trottoir du boulevard de Rivoli au guidon d’une trottinette électrique, une infraction qui justifie un contrôle.
Lors de la fouille, les fonctionnaires découvrent que le jeune homme est en possession d’une petite quantité d’herbe de cannabis. Invité à se rendre au commissariat pour la suite de la procédure, le suspect refuse et tente à plusieurs reprises de prendre la fuite.
Trois policiers blessés, deux jours d’ITT chacun
La situation dégénère rapidement. Alors que les policiers cherchent à maîtriser l’individu pour procéder au menottage, celui-ci se débat violemment et porte plusieurs coups aux fonctionnaires. Le bilan est lourd : deux policiers sont touchés au niveau des côtes, un troisième à la main.
Les trois membres de la BAC sont examinés par un médecin, qui leur délivre chacun deux jours d’incapacité totale de travail (ITT). L’agresseur écope, de son côté, d’un stage de citoyenneté, une sanction jugée largement insuffisante par les syndicats de police au regard de la gravité des faits.
Une colère syndicale qui dépasse le cadre local
Cette affaire carcassonnaise s’inscrit dans un climat de tension plus large entre les forces de l’ordre et leur hiérarchie. Le 4 septembre dernier, les syndicats de police avaient déjà quitté, mécontents, une réunion au ministère de l’Intérieur avec Laurent Nuñez, réclamant notamment une revalorisation de leur prime de risque, gelée depuis 2019.
Au-delà des questions salariales, les policiers pointent également le manque chronique de moyens humains et matériels. Une formule résume aujourd’hui leur état d’esprit : ils ne se disent plus « au bord du gouffre », mais bel et bien « dans le gouffre ».
Un rassemblement national prévu le 15 septembre à Paris
C’est dans ce contexte que le syndicat Alliance Police appelle à un grand rassemblement national, mardi 15 septembre à 11h30, au rond-point des Champs-Élysées à Paris. Les organisateurs réclament « plus de moyens et une revalorisation de nos conditions de travail ».
Pour le département de l’Aude, une trentaine de policiers doivent faire le déplacement vers la capitale. Localement, plusieurs responsables syndicaux dénoncent un manque criant de considération envers la profession, évoquant une situation à bout de souffle.
La revendication des peines plancher relancée
Cette mobilisation s’appuie sur une revendication portée depuis plus de quinze ans par Alliance Police Nationale : l’instauration de peines plancher de prison automatiques pour toute agression visant un policier, un gendarme ou un pompier. Un récent sondage, cité par le syndicat, indiquerait que 83% des Français seraient favorables à une telle mesure.
Pour les représentants syndicaux, ce chiffre doit désormais se traduire en actes législatifs concrets, avec une réponse judiciaire systématiquement plus sévère face aux violences commises contre les forces de l’ordre.
(Merci Yann Bourguignon)
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Avec Marine, la règle sera différente : « Tu touches un policier, tu dors en prison. Et tu y restes ». Idem pour Ciotti.
Le mépris actuel dans lequel les FDO sont maintenues est inadmissible. Tout ministre ou préfet doit faire un stage de maintien de l’ordre quitte à recevoir des coups bons pour la moralité.