Le tribunal administratif de Lille rejette la demande de Salah Abdeslam : isolement et hygiaphone maintenus à Vendin-le-Vieil jusqu’en novembre 2026.

Salah Abdeslam restera à l’isolement : la justice rejette son cinquième recours
Le tribunal administratif de Lille a confirmé le maintien des conditions de détention de Salah Abdeslam, détenu au centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil. L’unique survivant des commandos du 13-Novembre devra rester à l’isolement jusqu’au 7 novembre 2026, et le dispositif d’hygiaphone reste en vigueur lors de ses parloirs.
Un cinquième recours infructueux depuis janvier
Détenu depuis plus de deux ans à Vendin-le-Vieil, Salah Abdeslam, 36 ans, condamné à la réclusion à perpétuité incompressible pour sa participation aux attentats de Paris et Saint-Denis du 13 novembre 2015, avait de nouveau saisi la justice pour contester son régime de détention. Il s’agissait de sa cinquième tentative depuis le début de l’année 2026.
Dans une ordonnance rendue ce lundi, les magistrats lillois ont rejeté l’intégralité de sa demande, rapporte La Voix du Nord. Le détenu devra donc rester à l’isolement jusqu’au 7 novembre prochain. Le tribunal a également refusé de lever la mesure d’hygiaphone, ce dispositif qui empêche tout contact physique lors des visites et qui lui est appliqué depuis novembre 2025.
Entre détresse psychologique et impératifs de sécurité
Lors de l’audience du 15 septembre, entendu en visioconférence, Salah Abdeslam avait exprimé un profond désarroi. Il s’était dit arrivé à « un point de bascule », évoquant des journées « qui ne ressemblent à rien » et l’absence de toute « perspective d’avenir ». Il avait également confié sa crainte de voir s’éloigner sa famille, dont les visites se raréfient en raison du dispositif d’hygiaphone.
Son avocat, Me Benoit David, avait quant à lui dénoncé un « traitement inhumain et dégradant », plaidant pour un assouplissement du régime carcéral de son client.
Face à ces arguments, le ministère de la Justice avait opposé des motifs de sécurité, invoquant le profil du détenu, la gravité des faits ayant conduit à sa condamnation et le caractère récent de celle-ci. La représentante du ministère avait précisé que le renseignement pénitentiaire avait signalé des propos jugés « extrêmement tendancieux », laissant craindre une radicalisation toujours active derrière les barreaux.
Une décision qui s’inscrit dans la durée
Cette nouvelle décision judiciaire confirme la ligne adoptée depuis plusieurs mois par les autorités pénitentiaires et validée à répétition par la justice administrative. Le maintien de l’isolement jusqu’en novembre 2026 laisse présager de futurs recours, dans un dossier où s’affrontent impératifs sécuritaires et droits des détenus.
(Merci Rudy van Cappellen)
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« des journées qui ne ressemblent à rien et l’absence de toute perspective d’avenir ».
Parce que ses victimes ont des journées qui ressemblent à quelque chose? Parce ses victimes ont une perspective d’avenir? Même pas honte, le bouffon!