Accusée d’injure raciste envers un collégien de l’Oise, une surveillante a été relaxée par le tribunal de Beauvais. Retour sur cette affaire.

Oise : la surveillante accusée de racisme envers un collégien relaxée par le tribunal de Beauvais
Poursuivie pour des propos jugés outrageants envers un élève en raison de son origine, une surveillante du collège de Maignelay-Montigny a été relaxée ce mardi 15 septembre par le tribunal de Beauvais. Retour sur une affaire qui a divisé l’établissement pendant un an.
Des propos tenus lors d’un repas de midi
Le 23 septembre 2025, dans la cour du collège Madeleine-et-Georges-Blin de Maignelay-Montigny, dans l’Oise, une surveillante de 28 ans s’adresse à un élève de 4e qui jongle avec une orange. Elle lui demande d’arrêter de jouer avec la nourriture, en évoquant des enfants africains qui souffrent de la faim, relate Le Parisien : « Il y a des petits Africains qui meurent de faim ».
Ces mots vont déclencher une procédure judiciaire de plusieurs mois. Le jeune collégien affirme avoir entendu une formulation différente, qu’il juge insultante à caractère raciste. La surveillante conteste fermement cette version des faits.
Une procédure longue de plusieurs mois
L’affaire est portée devant le tribunal de police de Beauvais, la surveillante étant poursuivie pour des propos considérés comme outrageants en raison de l’origine de la victime présumée. L’audience se tient le 28 avril, plusieurs mois après les faits.
Lors de cette audience, le ministère public requiert une amende de 200 euros, évoquant une forme de racisme ordinaire. La famille de l’élève et une association de lutte contre le racisme se constituent parties civiles.
La relaxe prononcée après un an de procédure
Le tribunal de Beauvais a rendu sa décision ce mardi 15 septembre, soit près d’un an après les faits. La juridiction a relaxé la surveillante de l’accusation d’injure publique, estimant que les propos avaient été prononcés dans un cadre strictement professionnel, à titre de remontrance sur le comportement de l’élève.
Les demandes des parties civiles ont par conséquent été jugées irrecevables. À la sortie de l’audience, la jeune femme, visiblement soulagée, a évoqué une année d’attente difficile à vivre.
Un soutien affirmé de l’équipe pédagogique
Tout au long de cette procédure, la surveillante a bénéficié du soutien d’une partie du corps enseignant de l’établissement. Plusieurs professeurs s’étaient notamment mobilisés le jour de l’audience d’avril pour manifester leur solidarité.
Une enseignante de français, présente lors du jugement, a souligné les conditions de travail difficiles rencontrées par le personnel encadrant et l’intention non raciste de sa collègue. Le syndicat Snes-FSU a de son côté salué la décision du tribunal, y voyant une réponse à la multiplication de procédures similaires engagées par des familles.
Une rentrée sous un jour plus apaisé
Malgré cette procédure, la surveillante avait repris ses fonctions au sein du même établissement dès la rentrée scolaire de septembre 2026. Le changement d’établissement de l’élève concerné avait par ailleurs facilité son retour au travail.
La décision de relaxe lui permet désormais d’aborder l’année scolaire avec davantage de sérénité, après une période qu’elle a décrite comme particulièrement éprouvante.
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J’ai beau chercher, je ne vois pas où est le racisme dans cette phrase. L’élève n’est qu’un petit morveux et je suis certaine que ses mauvais parents n’ont pas eu à débourser un centime chez les avocats pour entreprendre une telle procédure.