Limoges : un comité appelle à un rassemblement le 3 novembre devant la cour d’appel en soutien aux deux hommes mis en examen après l’incendie de la mairie.

Incendie de la mairie de Limoges : un comité de soutien appelle à se rassembler devant la cour d’appel le 3 novembre
Deux hommes mis en examen après l’incendie de l’hôtel de ville du 17 octobre font appel de leur placement en détention provisoire. Un collectif de soutien réclame leur libération et conteste la piste d’une action préméditée par l’ultragauche.
Une audience en appel fixée au mardi 3 novembre
Mardi 3 novembre, la cour d’appel de Limoges examinera la situation des deux hommes soupçonnés d’avoir incendié la mairie de la ville le 17 octobre, rapporte Ici Limousin Ici Creuse. Ils contestent leur placement en détention provisoire. Le même jour, le « comité de soutien aux inculpés du 17 octobre » organise un rassemblement devant la juridiction, dès 8h30. Il invite les citoyens à venir assister à l’audience.
Une information judiciaire pour des faits graves
Les deux suspects ont été mis en examen. Une information judiciaire a été ouverte pour « tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique » et pour « destruction en bande organisée du bien d’autrui par moyen dangereux pour les personnes ».
Le collectif de soutien conteste la thèse de l’ultragauche
Dans un communiqué, le comité demande la « libération immédiate » des deux hommes. Il rejette l’hypothèse d’un incendie organisé en amont par des militants d’ultragauche qui se seraient entraînés sur le plateau de Millevaches. Selon lui, l’incendie n’est pas le fruit d’un complot, mais la conséquence d’une colère populaire qui aurait « débordé le dispositif policier » ce jour-là.
Le collectif vise aussi plusieurs responsables publics. Il s’agit du maire de Limoges, Guillaume Guérin, du garde des Sceaux, Gérald Darmanin, et du président de l’Association des maires de France, David Lisnard. Quelques heures après les faits, ils auraient, selon le comité, « agité l’épouvantail de l’ultragauche sur la base de rien ».
Identité des suspects et exposition sur les réseaux sociaux
Les deux hommes ont été interpellés dans la région : l’un a 34 ans, l’autre 66 ans. Leur identité et leur profil ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux. Le comité estime que ce « déballage » et l’opprobre jetée sur les villages concernés sont irréparables et ont des « conséquences réelles dans la vie des gens ».
Il rappelle l’affaire dite « de Tarnac », liée au sabotage de lignes SNCF en 2008. Selon lui, elle montre que l’ultragauche est désignée depuis vingt ans pour « détourner le regard des problématiques sociales ou politiques ».
Une demande d’amnistie
Le communiqué réclame enfin « l’amnistie pour toutes les personnes poursuivies ou condamnées dans le cadre du mouvement social en cours ». Cette demande est portée par le collectif et n’engage pas les autorités. Il reste à la justice de se prononcer sur le maintien en détention des deux hommes.
(Merci Yann bourguignon)
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