Un gendarme mobile blessé par un cocktail Molotov à Paris : le parquet ouvre une enquête pour tentative d’homicide.

Paris : un gendarme mobile visé par un cocktail Molotov, une enquête pour tentative d’homicide ouverte
Samedi, en marge des manifestations parisiennes, un engin incendiaire jeté depuis la foule a embrasé un gendarme mobile. Le parquet de Paris a ouvert dimanche une enquête pour tentative d’homicide sur personnes dépositaires de l’autorité publique. Le militaire est légèrement blessé et a poursuivi son service.
Une attaque filmée et largement diffusée
Les images ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux. Dimanche, le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête pour « tentative d’homicide sur personnes dépositaires de l’autorité publique ». Elle fait suite au jet d’un cocktail Molotov visant des gendarmes la veille dans la capitale.
Des photos et vidéos, notamment de l’AFP, montrent l’engin artisanal exploser aux pieds d’un membre des forces de l’ordre. La scène se déroule à l’arrivée du cortège parisien, Porte de Charenton, dans le XIIe arrondissement. Selon la préfecture de police, des affrontements opposaient alors les forces de l’ordre à des « émeutiers ». Sur les clichés, on voit le gendarme prendre feu au niveau des membres inférieurs.
La réaction du ministre de l’Intérieur
Samedi soir, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a évoqué un gendarme mobile qui commençait à prendre feu. Il a précisé que ses camarades étaient intervenus très rapidement pour lui porter secours. Selon le ministre, le militaire n’a été que légèrement blessé et n’a pas interrompu son service.
Laurent Nuñez a qualifié les faits de « tentative de meurtre » et promis que tous les moyens seraient mobilisés pour identifier et retrouver les auteurs.
Le témoignage du gendarme
Une fois le calme revenu, le gendarme a témoigné auprès de plusieurs médias. Il a décrit une situation confuse, où il était impossible de déterminer l’origine de chaque projectile. Il a aussi dénoncé une hostilité très vive : face aux forces de l’ordre, un large boulevard était occupé par des individus qu’il ne considère pas comme des manifestants pacifiques. Selon lui, ils s’en prenaient aux gendarmes de plusieurs côtés à la fois.
Il a expliqué que son pantalon avait été durement touché. Les éléments en plastique de sa protection de jambes et de tibia avaient fondu, et même les sangles avaient cédé.
Une prise de conscience tardive
Sur le moment, l’adrénaline l’a empêché de mesurer la gravité de la situation. En revoyant la vidéo, il a dit avoir été surpris par l’intensité de la scène. Il en conclut que la situation aurait pu tourner à la catastrophe.
À ce stade, l’auteur du jet n’a pas été identifiés. Les investigations doivent déterminer les circonstances exactes de l’attaque et l’identité du responsable.
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