À Persan (Val-d’Oise), un propriétaire retrouve ses deux appartements squattés 15 jours après sa plainte. Trois occupants sont conduits à la gendarmerie.

À Persan, un propriétaire récupère ses deux appartements squattés quinze jours après sa plainte
Dans le Val-d’Oise, une procédure administrative accélérée a permis de libérer deux logements occupés illégalement depuis juin. Le 30 octobre, gendarmes et représentants de la préfecture sont intervenus à Persan. Trois personnes ont été conduites à la gendarmerie.
Une plainte déposée le 15 octobre
Les squats sont souvent associés à des procédures qui s’éternisent, relate Le Parisien. Les propriétaires attendent parfois des mois avant de retrouver leur bien. À Persan (Val-d’Oise), le calendrier a été beaucoup plus court.
Le 15 octobre, un propriétaire s’est présenté à la gendarmerie pour déposer plainte. Il affirmait avoir découvert que ses deux appartements étaient occupés illégalement depuis le mois de juin.
Un arrêté de mise en demeure le 20 octobre
Cinq jours plus tard, le 20 octobre, la préfecture du Val-d’Oise a pris un arrêté de mise en demeure visant les occupants. Cette décision a déclenché l’intervention des forces de l’ordre.
Une intervention le 30 octobre
Le vendredi 30 octobre, soit dix jours après l’arrêté, propriétaire, serrurier, gendarmes et représentants de la préfecture se sont rendus devant les deux logements. Le premier appartement était vide.
Dans le second, les agents ont trouvé trois adultes de nationalité algérienne. Ils ont été conduits à la gendarmerie pour des vérifications d’identité. L’un d’eux faisait par ailleurs l’objet d’une mesure d’éloignement du territoire. Les deux appartements ont ensuite été restitués à leur propriétaire.
Le préfet défend une réponse rapide
Le préfet du Val-d’Oise, Philippe Court, s’est félicité de cette rapidité. Selon lui, dès lors qu’une plainte, une saisine et un constat établissent l’occupation illégale, l’administration « se doit d’apporter une réponse rapide ». Il précise que les services s’efforcent d’engager la procédure en une semaine.
D’après la préfecture, ce dispositif concerne les logements occupés après une intrusion par effraction, manœuvre, menace ou contrainte. « Ce sont des décisions légales en droit et légitimes dans leur fondement », a insisté le préfet. Il rappelle que la préfecture informe régulièrement les propriétaires de l’existence de cette procédure.
39 expulsions administratives depuis janvier
Ce cas n’a rien d’exceptionnel dans le département. Depuis le début de l’année 2026, le préfet indique avoir prononcé 39 expulsions administratives de squats. Environ la moitié concernent le secteur d’Argenteuil. Les autres se répartissent sur le reste du Val-d’Oise.
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