Un homme de 58 ans a brandi un fusil rue Dalmas à Saint-Denis, menaçant des passants soutenant LFI. Interpellé, il attend une expertise psychiatrique.

Saint-Denis : un homme brandit un fusil et menace des passants soutenant LFI
Un habitant de Saint-Denis a semé la panique lundi soir en menaçant des passants avec un fusil, promettant de tirer sur ceux qui voteraient pour La France insoumise. Rapidement maîtrisé par la police, il a été soumis à une expertise psychiatrique avant toute audition.
Une scène de panique rue Dalmas
Lundi soir, la rue Dalmas, en plein centre-ville de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), a été le théâtre d’une scène de panique, relate Le Parisien. Un homme de 58 ans, résidant dans la commune, a été aperçu agitant un fusil en direction de passants, provoquant une vive inquiétude sur la voie publique. Selon une source proche du dossier, l’individu vociférait des menaces explicites, affirmant vouloir « tirer sur ceux qui voteraient LFI ».
Les témoins présents sur les lieux ont décrit un moment de grande frayeur, l’homme pointant directement son arme vers eux. Il aurait également exigé que les riverains cessent de soutenir le maire de la ville, Bally Bagayoko, élu en mars dernier sous l’étiquette des Insoumis dès le premier tour de scrutin. Depuis son élection, l’édile s’est imposé comme l’une des figures médiatiques les plus visibles du mouvement dirigé par Jean-Luc Mélenchon.
Une arme non approvisionnée, une perquisition qui inquiète
L’intervention rapide des forces de l’ordre a permis de maîtriser l’individu sans incident, celui-ci remettant son arme sans opposer de résistance. Les vérifications effectuées sur place ont révélé que le fusil n’était pas chargé, écartant tout risque immédiat de passage à l’acte.
La perquisition menée à son domicile a néanmoins conduit à la découverte d’ « un étui d’obus non percuté et sans ogive ». Cette trouvaille a justifié le déploiement d’une équipe de déminage, chargée de sécuriser les lieux par précaution.
Une expertise psychiatrique avant toute audition
Compte tenu de la teneur de ses propos et de son comportement, l’homme n’a pas été immédiatement entendu par les enquêteurs. Une source proche de l’enquête précise qu’il a dû faire l’objet d’un examen par un expert psychiatre, chargé de déterminer s’il présente une pathologie mentale susceptible d’expliquer son geste.
Ce diagnostic conditionnera la suite de la procédure : selon les conclusions de l’expertise, l’individu pourra être entendu dans le cadre d’une garde à vue classique, ou bénéficier d’une prise en charge adaptée à son état psychique.
La réaction du maire de Saint-Denis
Mardi soir, Bally Bagayoko a réagi publiquement à cet épisode via un message publié sur Instagram. L’élu indique avoir appris les faits par la presse et non par les services de l’État, exprimant son regret de ne pas avoir été informé directement.
Il relie cet événement à un climat plus large qu’il dénonce régulièrement : « Cet événement est la conséquence des déferlements d’attaques racistes, d’injures et de menaces dont je suis, avec la France insoumise, quotidiennement la cible », écrit-il. L’édile s’interroge également sur ce qu’il perçoit comme un silence des autorités et des médias face à cette affaire, estimant qu’un traitement différent aurait été réservé si d’autres élus avaient été visés par des menaces similaires. Il conclut en assurant que cet incident ne détournera en rien ses missions.
Votre avis nous intéresse : rejoignez la communauté Police & Réalités et laissez un commentaire.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.

OH oh , lolllll , moi je vais l’encourager , cet homme est lucide.