Corbeil-Essonnes : plus d’une centaine de tombes dégradées la veille de la Toussaint au cimetière des Tarterêts. Un Indien de 58 ans a été interpellé.

Corbeil-Essonnes : plus d’une centaine de tombes dégradées la veille de la Toussaint, un Indien interpellé
Samedi 31 octobre, le cimetière des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes (Essonne), a été le théâtre de dégradations d’une ampleur inhabituelle. Plus de cent sépultures ont été touchées à quelques heures de la Toussaint. Un Indien d’origine tamoule de 58 ans, habitant la commune, a été interpellé. Les raisons de son geste restent inconnues.
Un cimetière découvert saccagé par les familles
Alors que de nombreuses familles se rendaient sur les tombes de leurs proches avant la Toussaint, elles ont trouvé un site en partie détruit, rapporte Le Parisien. Des croix et des figures d’anges avaient été arrachées. Des plaques funéraires gisaient brisées.
Selon les premiers éléments, les dégradations ont visé exclusivement des sépultures catholiques. Elles auraient été commises vers 13 heures, au moment de la pause du gardien. Le parquet d’Évry-Courcouronnes a ouvert une enquête.
Une interpellation dans un climat tendu
Des témoins ont d’abord maîtrisé l’auteur présumé, un Indien. La police municipale l’a ensuite interpellé. Son arrestation s’est déroulée dans une atmosphère électrique. Des membres de la communauté des gens du voyage, dont certaines tombes avaient aussi été endommagées, se sont rendus sur place.
L’homme n’était pas connu des services de police. Durant sa garde à vue, il aurait montré des signes laissant craindre une altération de son état mental. Cette mesure a pris fin dans la journée de samedi.
Hospitalisation sans consentement, mobiles non établis
La maire de Corbeil-Essonnes a ensuite pris un arrêté d’hospitalisation psychiatrique sans consentement. Le suspect a été admis dans un établissement spécialisé vers 18 heures. À ce stade, aucun élément ne permet d’expliquer son geste.
Une remise en état et un quartier consterné
Les services municipaux se sont mobilisés pour rétablir les lieux. Les éléments décoratifs retrouvés, comme les croix, les plaques et les ornements, ont été déposés sur une table à l’entrée du cimetière. Chaque visiteur peut ainsi y reconnaître ce qui appartient à la sépulture d’un proche.
Dans le quartier des Tarterêts, les habitants disent leur consternation. Une riveraine prénommée Monique évoque une « provocation » liée au choix de la date. Elle pense surtout aux familles venues se recueillir dans le calme. Un autre habitant, Yao, s’est rendu sur place pour constater les dégâts. Il parle d’un choc profond et d’un sentiment de dégoût.
Ce que l’enquête devra établir
Les investigations doivent maintenant préciser le déroulement exact des faits et l’état de santé du suspect. Elles doivent aussi tenter de déterminer ce qui a pu motiver le saccage. En attendant, les familles touchées peuvent récupérer sur place les objets retrouvés.
Votre avis nous intéresse : rejoignez la communauté Police & Réalités et laissez un commentaire.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
