Le rapport 2025 de l’IGPN révèle une baisse des tirs mortels de policiers, mais une hausse des blessés graves. Décryptage des chiffres clés.

Tirs mortels de policiers : l’IGPN enregistre une baisse en 2025, mais davantage de blessés graves
Le rapport annuel de l’Inspection générale de la police nationale, dévoilé mercredi 23 septembre, fait état d’une diminution des décès liés à des tirs policiers par rapport à 2024. Un recul notable, alors même que les blessures graves progressent sur la même période.
Une baisse significative des décès par arme à feu
Selon les données publiées par l’IGPN et rapportées par France Inter, 12 personnes sont mortes en 2025 à la suite de tirs de policiers, contre 16 en 2024. Cette diminution s’inscrit dans une tendance déjà observée l’année précédente concernant un point particulièrement sensible : aucun de ces décès n’est lié à un refus d’obtempérer, comme c’était déjà le cas en 2024.
Ce constat tranche avec la situation de 2023, année marquée par trois morts dans ce contexte, dont celle de Nahel Merzouk à Nanterre, une intervention qui avait déclenché des émeutes au niveau national et relancé le débat sur l’usage des armes à feu par les forces de l’ordre.
Une hausse parallèle des blessés graves
Si le nombre de morts diminue, l’IGPN note en revanche une progression de 19% des blessés graves en 2025 par rapport à l’année précédente. Ce chiffre invite à nuancer une lecture uniquement optimiste des statistiques et souligne la persistance de situations à haut risque lors des interventions policières.
Le pic de 2022, un tournant statistique
Plusieurs associations continuent de dénoncer une multiplication par cinq, depuis 2017, des tirs mortels de policiers visant des véhicules en mouvement dans le cadre de refus d’obtempérer. Cette donnée s’appuie notamment sur une étude du chercheur du CNRS Sebastian Roché, publiée en 2023.
Une analyse plus fine des chiffres entre 2008 et 2025 relativise toutefois cette lecture. Aucune variation significative n’apparaît sur cette longue période concernant les tirs visant des véhicules en mouvement. La hausse observée depuis la loi de 2017 s’explique en grande partie par l’année 2022, marquée par 16 morts liés à des tirs policiers lors de refus d’obtempérer, dont quatre décès associés à l’usage du HK G36, le nouveau fusil d’assaut alors récemment introduit dans les forces de l’ordre.
Des enquêtes toujours en cours
La majorité des procédures judiciaires ouvertes à la suite de ces interventions restent, à ce jour, toujours en cours d’instruction. Ces investigations permettront d’établir avec précision les circonstances de chaque affaire et d’apporter des réponses aux familles des personnes concernées comme à l’institution policière.
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c’est bien dommage que les tirs mortels aient baissé!!!!