Une église de Soullans, en Vendée, a été profanée par des adolescents qui ont diffusé un rap faisant l’apologie du terrorisme. Le diocèse réagit.

Vendée : l’église Saint-Hilaire de Soullans profanée par des adolescents, un rap faisant l’apologie du terrorisme diffusé
Une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux montre un groupe de jeunes en train de dégrader le mobilier de l’église Saint-Hilaire de Soullans, en Vendée, tout en diffusant et chantant un morceau de rap qui glorifie des auteurs d’attentats. Le diocèse de Luçon a exprimé sa « tristesse » et sa « réprobation » et a décidé de fermer l’édifice.
Une vidéo qui provoque l’indignation
Les faits se seraient déroulés dimanche 4 octobre 2026 dans l’église Saint-Hilaire, à Soullans, relate Cnews. Ils ont été rendus publics mardi 6 octobre, après la circulation sur les réseaux sociaux d’une séquence filmée à l’intérieur du lieu de culte. Diffusées notamment sur Snapchat, les images ont rapidement suscité une vive émotion.
On y voit plusieurs adolescents renverser du mobilier de l’église. Le groupe y chante également les paroles d’un rap dans lequel sont cités plusieurs auteurs d’attentats, dont Mohamed Merah et Salah Abdeslam. Un autre passage évoque Adolf Hitler.
Le diocèse de Luçon réagit
Dans un communiqué publié mardi, le diocèse de Luçon a confirmé avoir eu connaissance de cette vidéo. Il évoque la « profanation de l’église Saint-Hilaire de Soullans par plusieurs jeunes qui y ont notamment diffusé de la musique faisant l’apologie du terrorisme ». L’institution y exprime « sa tristesse et sa réprobation devant ces actes ».
Un morceau déjà source de polémique
Les paroles entendues dans la vidéo proviennent du titre « MRH », du rappeur masqué Boro700. Publié sur Spotify au cours de l’été 2026, ce morceau avait déjà déclenché une importante controverse en raison de ses références aux auteurs des attentats de Toulouse et du Bataclan.
Église fermée et messe de réparation
À la suite de ces faits, l’église est fermée « jusqu’à nouvel ordre », par mesure de précaution et dans l’attente de la réparation liturgique. Les célébrations habituellement organisées dans ce lieu sont suspendues. Le diocèse a par ailleurs annoncé qu’une messe de réparation y sera célébrée.
À ce stade, les suites judiciaires éventuelles n’ont pas été précisées. Les faits, tels que décrits, pourraient relever de qualifications pénales qu’il appartient à la justice d’apprécier.
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