Givors : deux policiers de 28 et 47 ans ont été brûlés après le tir accidentel d’une grenade dans leur véhicule, devant le lycée Aragon-Picasso.

Givors : deux policiers brûlés après le tir accidentel d’une grenade dans leur véhicule devant un lycée
Deux fonctionnaires de police, âgés de 28 et 47 ans, ont été hospitalisés ce vendredi 9 octobre après avoir été brûlés par une grenade tirée par mégarde dans leur voiture, stationnée près du lycée Aragon-Picasso de Givors (Rhône).
Une matinée calme, un incident inattendu
Ce vendredi 9 octobre, les abords du lycée Aragon-Picasso de Givors ont connu l’une des matinées les plus paisibles depuis le début de la mobilisation lycéenne. Aucun tir de mortier d’artifice n’a été signalé, et aucune barricade n’a été dressée, après plusieurs jours de fortes tensions.
C’est pourtant peu avant midi que deux policiers ont été blessés. Ils se trouvaient dans leur véhicule, posté pour surveiller l’établissement, rapporte Le Dauphiné.
Une grenade tirée par erreur dans l’habitacle
Selon les premiers éléments, les deux agents auraient commis une erreur de manipulation d’une arme de force intermédiaire, utilisée dans le cadre du maintien de l’ordre. Une grenade, dont la nature n’a pas été précisée, aurait été tirée par mégarde à l’intérieur de la voiture.
Un des fonctionnaires a été brûlé à la main, l’autre à la cuisse. Un départ de feu s’est également produit dans l’habitacle, ce qui a nécessité l’intervention des sapeurs-pompiers.
Prise en charge à l’hôpital Édouard-Herriot
Les deux blessés ont été transportés en urgence relative vers le pavillon I de l’hôpital Édouard-Herriot, à Lyon, un service spécialisé dans la prise en charge des grands brûlés. Les circonstances précises de l’accident restent à établir.
Les grenades assourdissantes suspendues
L’accident s’inscrit dans un contexte très sensible. En début de semaine, le directeur général de la police nationale a suspendu l’usage des grenades assourdissantes. Cette décision fait suite à un grave incident survenu à Lens, où un lycéen de 15 ans a eu la main arrachée en ramassant l’une de ces grenades lors d’un blocus devant son établissement.
Un débat qui s’invite à l’Assemblée nationale
Ces derniers jours, l’emploi d’autres armes, comme les lanceurs de balles de défense (LBD) et les gaz lacrymogènes, a suscité de vifs échanges à l’Assemblée nationale. De nombreux élus de gauche jugent ces moyens disproportionnés face à des rassemblements composés en majorité de mineurs.
La députée écologiste Marie-Charlotte Garin a réagi sur X : « Un œil perdu ici, un bras arraché là. Je suis profondément choquée. Quand on sait qu’aucune consigne de retenue n’a été donnée par le ministre… Les règles de maintien de l’ordre doivent évoluer. »
Les syndicats de police défendent leur arsenal
À l’inverse, les syndicats représentant les CRS plaident pour la conservation de l’ensemble de leurs équipements. Ils souhaitent ainsi « ne pas rendre encore plus difficiles leurs conditions d’intervention ».
(Merci Yann Bourguignon)
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