Un Albertin condamné à Péronne pour avoir giflé un homme qui avait frappé son chien. Les dommages et intérêts seront jugés en janvier.

Albert : il gifle un homme qui avait frappé son chien, le tribunal de police de Péronne le condamne à 100 € d’amende
Un habitant d’Albert (Somme) a été condamné le lundi 5 octobre 2026 par le tribunal de police de Péronne. Il avait giflé un homme qui venait de donner un coup de pied à son chien, lors d’une altercation survenue le 26 juin 2024. Le magistrat a suivi les réquisitions du parquet.
Une altercation devant le domicile
Le 26 juin 2024, Denis (prénom d’emprunt) rentre chez lui, rue du Général Leclerc, à Albert. Il vient de garer son véhicule et aspire à prendre une douche. Il remarque alors un homme qui paraît alcoolisé à proximité de son domicile, relate Le Courrier Picard.
Quelques minutes plus tard, en sortant les poubelles, il constate que cet individu est toujours présent. L’homme vient ensuite frapper à sa porte. Selon le récit du prévenu à l’audience, il dégageait une forte odeur d’alcool.
Un coup de pied, puis une gifle
Denis lui demande ce qu’il souhaite. C’est à cet instant que son chien sort de la maison. D’après le prévenu, l’homme lui assène alors un coup de pied. Denis réagit en le giflant, et l’individu chute au sol.
Des regrets, mais une infraction retenue
À l’audience, le juge rappelle que ce geste constitue un acte de violence, interdit par la loi. Le prévenu reconnaît les faits : « Je l’entends et je le regrette. Mais il est aussi interdit de frapper un animal. » Il précise que son chien, depuis cet épisode, se montre terrorisé face à tous les hommes, à l’exception de son maître.
Le procureur estime que Denis aurait dû alerter les gendarmes et déposer plainte plutôt que de réagir physiquement. Il reconnaît l’existence d’une provocation, mais précise qu’elle ne saurait constituer une excuse. Il requiert une amende de 100 €.
Une décision conforme aux réquisitions
Le juge suit les réquisitions du ministère public et condamne le prévenu à 100 € d’amende. La partie civile, absente à l’audience, présente un handicap et sollicite des dommages et intérêts. Face à cette demande, Denis soupire : « Vouloir me mettre ça sur le dos… »
Prochaine étape : l’audience civile
Le montant des dommages et intérêts sera examiné le 14 janvier lors d’une audience civile à Amiens. Cette seconde procédure déterminera l’éventuelle indemnisation de la partie civile.
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