Menton : une aide-soignante de 53 ans est mise en examen et placée en détention provisoire pour avoir drogué des résidentes d’Ehpad et volé leurs bijoux.

Menton : une aide-soignante mise en examen et écrouée après l’administration de substances à des résidentes d’Ehpad
Une aide-soignante de 53 ans a été placée en détention provisoire dans l’enquête sur des vols de bijoux commis au préjudice de résidentes d’Ehpad de la région de Menton. Elle est soupçonnée de leur avoir administré des substances nuisibles. Le parquet de Nice évoque aussi un décès possiblement lié à ces faits.
Une mise en examen pour des faits graves
Le parquet de Nice a annoncé mercredi 14 octobre la mise en examen d’une aide-soignante exerçant dans des établissements pour personnes âgées dépendantes de Menton (Alpes-Maritimes). Elle a été mise en examen le 10 octobre, puis placée en détention provisoire, rapporte France Info.
Elle est poursuivie pour « administration de substance nuisible », pour « administration de substance nuisible ayant entraîné la mort sans intention de la donner à une personne vulnérable » et pour « vol facilité par l’état d’une personne vulnérable aggravé par une autre circonstance ». Elle avait déjà été condamnée en 2019 pour un vol commis au préjudice de personnes âgées.
Une somnolence anormale à l’origine de l’alerte
L’enquête a débuté fin septembre, lorsqu’une résidente d’un Ehpad de la région de Menton a été hospitalisée en raison d’un état de somnolence anormal. Les analyses médicales ont révélé la présence d’un médicament qui ne faisait pas partie de son traitement.
Le même jour, des faits similaires ont été constatés sur une seconde résidente. Le lendemain, la disparition de bijoux a été signalée. Ces éléments ont conduit les enquêteurs à s’intéresser au personnel soignant, comme l’a détaillé le procureur de Nice, Damien Martinelli.
Des bijoux retrouvés au domicile
L’aide-soignante a été interpellée le 8 octobre. Lors de la perquisition à son domicile, les enquêteurs ont découvert un certain nombre de bijoux, ainsi que des produits susceptibles de correspondre à ceux administrés aux résidentes.
Pendant sa garde à vue, la mise en cause a reconnu avoir administré des substances à des résidentes et commis des vols. Elle a en revanche contesté toute volonté homicide. Elle a expliqué ses agissements notamment par le besoin de financer sa consommation de stupéfiants.
Une enquête encore en cours
La mort évoquée par le parquet fait partie des éléments que l’instruction devra éclaircir. La qualification retenue, qui exclut l’intention de donner la mort, ne préjuge pas des conclusions des investigations. Celles-ci devront préciser le nombre de victimes, la nature exacte des substances et le lien éventuel entre ces administrations et le décès.
Cette affaire relance la question de la protection des personnes âgées en établissement. Ces résidents, souvent dépendants, sont particulièrement exposés lorsque la confiance accordée aux soignants est détournée.
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