Biarritz : la police réclamerait 45 000 € au Canon français pour sécuriser son banquet du 28 novembre. L’organisateur dénonce « le monde à l’envers ».

Biarritz : la police réclamerait 45 000 euros au Canon français pour sécuriser son banquet à la Halle d’Iraty
À cinq semaines de son banquet prévu à Biarritz, le Canon français affirme avoir reçu une facture de 45 000 euros du commissariat local. Cette somme correspondrait au dispositif policier destiné à encadrer une manifestation hostile à l’événement. L’organisateur dénonce une démarche injustifiée.
Une facture qui relance la polémique
L’arrivée du Canon français au Pays basque, programmée le 28 novembre 2026 à la Halle d’Iraty, suscite déjà de vifs débats. Un nouveau courrier vient d’alimenter la controverse, rapporte Frontières. Selon l’organisateur, le commissariat de Biarritz lui a adressé un document réclamant 45 000 euros pour la sécurisation des abords du site.
Le Canon français assure n’avoir formulé aucune demande de protection policière. Il affirme que cette démarche émane du commissariat, qui agirait sur instruction du sous-préfet.
Un rassemblement hostile en préparation
Le dispositif s’expliquerait par la perspective d’un rassemblement aux abords du banquet. Les opposants affirment vouloir combattre un événement qui, selon eux, « propage la haine et la peur ». Une centaine de personnalités basques ont d’ailleurs signé une tribune dans ce sens.
Les autorités redouteraient des débordements en marge de cette mobilisation. D’où le renfort de forces de l’ordre, dont le coût serait désormais réclamé à l’organisateur.
L’organisateur dénonce « le monde à l’envers »
La réaction du Canon français ne s’est pas fait attendre. « L’État veut nous obliger à payer la police pour qu’elle contienne une manif d’antifêtes menaçants », a-t-il déclaré. Il s’interroge : si l’État craint des violences de la part de ces groupes, pourquoi lui revenait-il de financer les moyens déployés pour les contenir ?
Le mouvement rappelle qu’il dispose déjà d’un service de sécurité privée. Celui-ci veillerait au bon déroulement de ses banquets, au rythme d’environ 150 événements par an.
Un principe de facturation contesté
L’organisateur reconnaît que l’État peut facturer la mobilisation des forces de l’ordre lorsqu’elle vise à assurer la sécurité d’un événement. Mais il estime que la situation est ici différente. Selon lui, les policiers seraient mobilisés uniquement pour encadrer une manifestation extérieure, et non pour protéger le banquet lui-même.
Une préfecture muette à ce stade
Sollicitée le 22 octobre 2026, la préfecture n’avait pas encore répondu. Le montant exact, la base juridique de la demande et le dispositif prévu n’ont donc pas été confirmés officiellement. L’affaire pourrait connaître de nouveaux développements d’ici au 28 novembre.
(Merci Yann Bourguignon)
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Police de gauche…
oui police de gauchiasses , préfet de gauchiasse , ils sont là pour sécuriser c’est leur travail , d’ailleurs le Canon français n’a pas fait appel à eux , ils seront bien assez pour que la racaille ne vienne s’y frotter.