Pau : un ancien policier de la BAC condamné à 16 mois de prison, dont 12 avec sursis probatoire, pour agression sexuelle sur son épouse après soumission chimique.

Pau : un ancien policier de la BAC condamné pour agression sexuelle sur son épouse après une soumission chimique
Le tribunal correctionnel de Pau a condamné, lundi 19 octobre 2026, un ancien policier de 58 ans à 16 mois de prison, dont 12 avec sursis probatoire. L’homme, qui a travaillé à la brigade anticriminalité jusqu’en 2025, était jugé pour une agression sexuelle commise sur son épouse, après l’administration de GBL, une substance aux effets sédatifs.
Une affaire de soumission chimique jugée à Pau
L’audience s’est tenue le lundi 19 octobre 2026 devant le tribunal correctionnel de Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, rapporte Sud-ouest. Elle a mis en lumière une affaire de soumission chimique au sein d’un couple. Le prévenu, âgé de 58 ans, a été reconnu coupable d’agression sexuelle sur son épouse.
Il résidait à Salies-de-Béarn avec celle qui est désormais son ex-femme. Ils s’étaient mariés en 2022.
Un contexte de tensions déjà connu de la justice
Selon les éléments exposés à l’audience, l’homme avait déjà été mis en cause en 2023 pour des menaces de mort envers son épouse. Ses armes lui avaient alors été retirées. Deux mois avant l’agression, son épouse avait demandé le divorce.
Le GBL versé dans un verre
Le soir des faits, le prévenu a versé du GBL dans le verre de son épouse. Cette substance entre notamment dans la composition de certains produits nettoyants pour jantes automobiles. L’homme avait effectué des recherches sur Internet et savait qu’elle pouvait altérer la conscience.
À la barre, il a reconnu des remords : « Je m’en suis voulu avant, pendant et après. J’ai tout fait pour qu’elle ressente moins les effets. Je lui ai préparé un repas. »
Un réveil, un enregistrement
À son réveil, la victime a découvert son mari les doigts au niveau de l’entrejambe. Elle soupçonne un viol digital. Après les faits, elle a réalisé un enregistrement, évoqué à l’audience par la présidente du tribunal. Son mari y aurait justifié ses gestes par « les droits et les obligations du mariage ».
Les réquisitions du parquet
Le procureur a rappelé un principe fondamental : « Le droit de cuissage n’existe pas, n’existe plus. » Il a souligné que le prévenu avait été confronté, au cours de sa carrière, à des situations de violences faites aux femmes.
Les peines prononcées
Outre les 16 mois d’emprisonnement, dont 12 avec sursis probatoire, le tribunal a imposé au condamné plusieurs obligations :
• suivre des soins ;
• ne plus entrer en contact avec la victime ;
• ne pas porter d’arme pendant trois ans ;
• être inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.
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