Loon-Plage : nouveaux vols d’animaux à la ferme du parc Galamé près du camp de migrants, le maire alerte le sous-préfet, pétition à 13 000 signatures et réunion publique annoncée.

À Loon-Plage, de nouveaux vols d’animaux au parc Galamé près du camp de migrants font monter la tension, le maire alerte le sous-préfet
Une dizaine d’oies ont disparu dans la nuit de lundi à mardi à la ferme pédagogique du parc Galamé, à Loon-Plage (Nord). Après des canards et des chèvres, la commune dépose une nouvelle plainte, déplace ses animaux et réclame une réaction de l’État. Une pétition a déjà réuni plus de 13 000 signatures.
Une nouvelle nuit de vols à la ferme pédagogique
À Loon-Plage, la série de vols se poursuit, rapporte La Voix du Nord. Selon le maire, Éric Rommel, une dizaine d’oies ont été dérobées dans la nuit de lundi à mardi au parc Galamé. Ces dernières semaines, des canards et des chèvres avaient déjà disparu.
La commune a déposé une nouvelle plainte. Mardi, elle a fait transférer la grande majorité de ses animaux vers la ferme Vernaelde, à Coudekerque-Branche. La municipalité a précisé le jour même sur Facebook que la sécurité des animaux était assurée. Elle a ajouté que ceux encore sur place, déjà mis à l’abri, seraient déplacés dans les plus brefs délais.
Une pétition à plus de 13 000 signatures
Ces vols répétés ont fortement affecté le personnel chargé de la ferme au quotidien. Le maire explique que les agents ignorent le sort réservé aux animaux disparus. Une pétition a été lancée et dépasse 13 000 signatures, alors que Loon-Plage compte environ 6 000 habitants.
Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes mettent en cause, parfois avec virulence, les migrants installés près des habitations. Les chantiers du port ouest de Dunkerque ont accru leur présence aux entrées de la ville, notamment rue Gaston-Monnerville (côté CD601) et autour du rond-point de l’A16, près du DK Truck Park.
Un maire qui dénonce l’absence de l’État
Éric Rommel décrit une situation qu’il juge de plus en plus difficile pour les riverains. Il évoque des habitants confrontés à la présence de campements derrière chez eux, à l’odeur des feux allumés pour se réchauffer et à une forte luminosité nocturne rue Gaston-Monnerville.
À la question « que fait la police ? », l’élu répond que les forces de l’ordre ont été très mobilisées ces dernières semaines. Il cite un cas de diphtérie signalé en septembre dans le camp de Loon-Plage, puis les manifestations lycéennes. « Depuis un mois, on ne les voit plus. L’État a complètement déserté, alors que la situation empire », affirme-t-il.
Le maire a écrit au sous-préfet de Dunkerque, qui lui a promis le retour de rondes policières dès que possible. Éric Rommel estime toutefois que le temps presse. Il indique que des commerçants ont été agressés samedi après-midi.
Des auteurs non identifiés
Une question demeure : qui est responsable de ces vols ? À ce stade, aucun élément communiqué ne permet de désigner les auteurs. Il revient à l’enquête de les identifier, et la présomption d’innocence s’applique à chacun.
Le maire relève que seuls les porcs ont été épargnés. Il fait ainsi allusion à l’interdit alimentaire de la consommation de porc dans la religion musulmane. Cette remarque, rapportée par l’élu, ne constitue pas une preuve. Elle illustre le climat de suspicion qui s’installe dans la commune.
Réunion publique et ultimatum
Éric Rommel annonce une réunion publique « très rapidement ». Il admet qu’il aurait lui-même du mal à la tenir dans le contexte actuel. Il a envoyé mercredi matin un nouveau courrier au sous-préfet et affirme pouvoir « tenir » ses administrés encore une semaine.
Selon les informations recueillies, le Dunkerquois compterait aujourd’hui 3 200 migrants.
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