
L’essentiel :
Addictions, troubles psychiatriques, urgences vitales : derrière les murs du centre pénitentiaire de Beauvais (Oise), la prise en charge médicale des détenus s’organise comme dans un véritable hôpital… mais sous haute surveillance.
Dans cette prison de 700 détenus, une unité sanitaire assure des consultations quotidiennes en lien avec l’hôpital Simone-Veil, épaulée par des psychologues et des associations spécialisées. En cas d’urgence, notamment la nuit ou le week-end, des extractions à l’hôpital sont possibles, mais risquées.
Depuis mars, un partenariat inédit avec SOS Médecins permet à des praticiens de se déplacer directement en cellule. Cette mesure limite les risques de tentative d’évasion et allège le travail des surveillants. Pour éviter les déplacements, la télémédecine est également privilégiée avec près de 400 téléconsultations par an.
Protocole strict, vigilance constante, matériel de sécurité : soignants et surveillants doivent faire face à un double enjeu, soigner et sécuriser, dans un environnement où la moindre consultation peut virer à l’incident.
Pour en savoir plus : Le Parisien
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