Une détenue radicalisée incarcérée à Strasbourg a été escortée à Paris pour une consultation médicale de 15 minutes. Une extraction de 1.000 km qui suscite l’indignation des surveillants pénitentiaires, 11 mois après l’attaque d’Incarville.

Le 7 avril 2025, une détenue considérée comme radicalisée, incarcérée à la maison d’arrêt de Strasbourg, a été escortée jusqu’à Paris pour se rendre dans un centre d’imagerie médicale. Une consultation de moins d’un quart d’heure qui a pourtant mobilisé un dispositif lourd : quatre agents du PREJ (Pôle de rattachement des extractions judiciaires), trois véhicules, et près de 1.000 km parcourus aller-retour à travers six départements. Cette situation a été vivement dénoncée par le syndicat UFAP UNSa Justice, qui y voit une incohérence majeure dans la gestion sécuritaire des détenus à risque.
Cette affaire intervient onze mois après l’attaque dramatique d’Incarville, au cours de laquelle deux surveillants avaient été tués et un détenu particulièrement dangereux, Mohamed Amra, avait réussi à s’évader. Depuis, le ministère de la Justice avait annoncé des mesures fortes : développement de la visioconférence, limitation des extractions physiques, véhicules sécurisés nouvelle génération, et visites judiciaires directement en détention.
Mais cette nouvelle extraction interroge la cohérence de ces annonces. Pourquoi une consultation non urgente n’a-t-elle pas été planifiée localement ? Pourquoi faire courir un tel risque aux agents pénitentiaires alors que des solutions alternatives existent ? Le syndicat dénonce un scandale et s’inquiète d’une forme de déconnexion des décideurs face aux réalités du terrain.
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Incroyable inadmissible
Impensable, inadmissible !! Honteux !!
Faire courir autant de risques aux agents pénitentiaires pour un examen médical !!
Il y a des hĂ´pitaux, des centres d’imagerie Ă Strasbourg !! Ce n’est pas la cambrousse !!
Soutien à tous les agents pénitentiaires, à toutes nos FDO.