Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau exige des préfets un contrôle plus strict des naturalisations, fondé sur l’assimilation, l’emploi et l’exemplarité.

Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau s’attaque au processus de naturalisation avec une nouvelle circulaire adressée à tous les préfets. L’objectif : durcir significativement les critères d’accès à la nationalité française. Dorénavant, les demandeurs devront démontrer une assimilation culturelle et civique profonde, une insertion professionnelle stable, une autonomie financière prouvée (hors aides sociales), ainsi qu’un comportement irréprochable.
Le texte de cinq pages, consulté par franceinfo, réaffirme que la naturalisation n’est pas un droit mais une décision souveraine de l’État. Retailleau appelle à écarter les candidatures présentant des signes de désengagement ou de déviance, y compris mineurs. Il fixe aussi une exigence linguistique plus élevée et insiste sur la connaissance des valeurs de la République. À Créteil, il présentera publiquement cette réforme, qui s’inscrit dans une ligne politique ferme vis-à -vis de l’immigration et de l’intégration.
Ce virage sécuritaire et identitaire marque une rupture avec les pratiques plus laxistes du passé et s’inscrit dans un contexte politique tendu autour des questions de souveraineté et d’identité nationale. Retailleau exige enfin un bilan chiffré dans les trois mois suivant la mise en œuvre, montrant sa volonté de suivre les effets concrets de cette nouvelle politique.
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