Les emblématiques plaques de rue parisiennes disparaissent des façades pour réapparaître sur des sites de revente, parfois à des prix exorbitants. Un phénomène préoccupant pour ce patrimoine urbain que la mairie peine à protéger.

À Paris, les célèbres plaques de rue bleu nuit, véritables marqueurs historiques et esthétiques de la capitale, sont de plus en plus convoitées… et dérobées. Certaines disparaissent mystérieusement des façades pour réapparaître sur des sites de vente entre particuliers comme Leboncoin ou eBay, à des tarifs pouvant grimper jusqu’à 400 euros pièce, selon leur rareté ou la notoriété de la rue concernée.
Un internaute parisien a mené sa propre enquête, démontrant grâce à Google Street View que des plaques des rues d’Alsace et des Deux-Gares (Xe) ont disparu en 2023, avant de réapparaître à la vente. Un vendeur a même reconnu les avoir « récupérées sur un chantier », bien que ces plaques soient la propriété publique de la Ville de Paris, leur vol étant passible de 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende.
La Direction de la voirie rappelle que si certaines plaques peuvent être achetées légalement – notamment dans des boutiques municipales ou chez des brocanteurs agréés – une part de ce commerce reste illégale. Le recel, quant à lui, est puni de 5 ans de prison et 375 000 euros d’amende.
En réponse, la mairie a lancé fin 2023 l’opération « À vos plaques, prêts, partez ! », qui a permis de poser un record de 1 280 plaques en 2024 après plus de 1 800 signalements. Mais 300 plaques restent encore en attente de remplacement. Des associations de riverains dénoncent la lenteur du processus et l’inaction municipale face à la vente illégale en ligne.
Pour en savoir plus : Le Parisien
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