Une cinquantaine de vols de défibrillateurs ont été élucidés en Île-de-France depuis juillet 2024. Plusieurs réseaux ont été démantelés par la police.

Depuis l’été 2024, les autorités franciliennes font face à une inquiétante recrudescence des vols de défibrillateurs automatisés externes (DAE) dans les gares SNCF et RATP. Ces appareils de santé publique, installés en libre accès pour faire face aux arrêts cardiaques, sont détournés de leur usage vital pour alimenter un trafic lucratif sur le marché noir, notamment via des sites comme Leboncoin. Le prix d’un défibrillateur peut atteindre jusqu’à 500 euros à la revente, contre un coût initial moyen de 1 500 euros.
Face à cette menace directe pour la sécurité des usagers, la Sûreté régionale des transports (SRT) de la préfecture de police de Paris a intensifié ses investigations. Depuis juillet 2024, près de cinquante vols ont été élucidés, conduisant au démantèlement de plusieurs équipes spécialisées dans ces délits. Récemment, deux suspects ont été condamnés à un an de prison ferme à Versailles pour neuf vols dans les Yvelines. D’autres affaires ont également été jugées ou sont en cours : cinq lycéens seront ainsi présentés devant le tribunal pour enfants en septembre pour une série de trois vols en Seine-Saint-Denis.
L’enquête a révélé que certaines équipes pouvaient commettre jusqu’à 22 vols, parfois en une seule journée. Un réseau a même été remonté jusqu’à un receleur professionnel, gérant une société de revente de matériel médical à l’étranger. Ce dernier a été interpellé en Haute-Savoie en octobre 2024. La justice rappelle que le vol d’un DAE constitue une infraction grave, passible de lourdes peines, en raison de son impact direct sur la sécurité publique.
Pour en savoir plus : Le Parisien
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