À Besançon, un sans-abri de 39 ans s’est présenté au commissariat après avoir vécu un an dans un véhicule de location non restitué, avec sa chienne

À Besançon (Doubs), un sans-abri de 39 ans s’est présenté de lui-même au commissariat le 3 juin 2025. Il vivait depuis plus d’un an dans un Citroën Berlingo de location non restitué, avec sa chienne Milou, une Jack Russell. L’homme, qui avait signé un contrat de location d’un an avec une société de Pontarlier, n’avait pas rendu le véhicule à l’issue du bail. Une plainte pour vol avait été déposée, et la police de Besançon avait repris l’enquête, l’intéressé étant connu localement.
Lors de sa garde à vue, il a expliqué avoir perdu son emploi en Suisse, se retrouvant sans ressources ni hébergement. Malgré deux emplois actuels, il vit toujours dans une grande précarité. Le véhicule lui servait de domicile, avec sa chienne pour seule compagnie. Lors de la perquisition du Berlingo, la police a mis l’animal en fourrière, et les affaires personnelles de l’homme ont été entreposées à l’hôtel de police.
Le préjudice pour la société de location est estimé à 8 520 euros, notamment en raison des pertes d’exploitation et des frais d’assurance.
L’homme a reconnu les faits et a été remis en liberté après 24 heures de garde à vue. Il comparaîtra le 8 octobre prochain dans le cadre d’une composition pénale, avec notamment un stage de citoyenneté.
Des démarches sociales ont été engagées pour tenter de l’accompagner vers une solution de logement. Cette affaire met en lumière la fragilité de certaines situations de précarité extrême qui basculent dans l’illégalité.
Pour en savoir plus : France 3
(Merci Rudy van Cappellen)
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On va coller Ă cet homme un stage de citoyennetĂ©, c’est Ă dire la mĂŞme peine qu’aux casseurs qui ont brĂ»lĂ©, agressĂ©, vandalisĂ© la ville de Paris après la victoire de leur club de foot ? Bravo, la justice. Ce qu’il faut Ă cet homme, c’est une aide rĂ©elle pour qu’il puisse retrouver un moyen de se loger et de rĂ©cupĂ©rer son chien. Il a montrĂ© qu’il est capable de travailler, lui. Combien, parmi la racaille qui a saccagĂ© Paris, peuvent en dire autant ?
Je suis profondément dégoûtée.