Vingt ans après la disparition d’Estelle Mouzin, son père dénonce un déni de justice. Il poursuit l’État pour faute lourde, accusant les enquêteurs d’avoir négligé la piste Fourniret pendant 17 ans.

Plus de vingt ans après la disparition d’Estelle Mouzin, en janvier 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne), son père Éric Mouzin engage une procédure judiciaire contre l’État français, qu’il accuse de faute lourde et de déni de justice.
Selon lui, les lenteurs et les négligences accumulées dans l’enquête — notamment l’oubli prolongé de la piste du tueur en série Michel Fourniret — ont gravement compromis la recherche de la vérité.
Dix juges d’instruction se sont succédé, avec de longs délais entre chaque nomination. Certains actes cruciaux auraient été reportés de plusieurs années, et des informations transmises par le père d’Estelle seraient restées lettre morte. Le Service régional de police judiciaire de Versailles est également pointé du doigt pour avoir ignoré les indices accablants liant le duo Fourniret-Olivier au dossier dès 2003.
Ce n’est qu’en 2020, soit 17 ans après les faits, que Michel Fourniret a avoué le meurtre d’Estelle, sans que son corps ne soit jamais retrouvé. Monique Olivier a été condamnée en 2023 pour complicité. En parallèle, des éléments de preuve, comme des scellés téléphoniques mal exploités, n’auraient jamais été analysés de manière satisfaisante.
Ce mercredi à Paris, Éric Mouzin demande réparation devant le tribunal judiciaire : 150 000 euros au titre du préjudice matériel, et 200 000 euros pour le préjudice moral subi.
Pour en savoir plus : Le Parisien
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