À Saint-Omer, les maîtres devront faire prélever l’ADN de leur chien. Objectif : identifier les auteurs de crottes abandonnées sur la voie publique et les verbaliser.

La ville de Saint-Omer (Pas-de-Calais) va lancer, dès fin juin 2025, une mesure inédite dans la région : le fichage ADN des chiens pour lutter contre les déjections canines non ramassées.
Chaque propriétaire devra faire enregistrer gratuitement l’empreinte génétique de son animal auprès d’un laboratoire partenaire. En cas de crotte retrouvée sur la voie publique, une analyse permettra de remonter jusqu’au fautif.
Cette expérimentation, inspirée de celles déjà menées à Béziers (Hérault) ou L’Escarène (Alpes-Maritimes), mobilise un budget de 42 000 euros. Des amendes jusqu’à 300 euros sont prévues pour les contrevenants. L’objectif affiché est ambitieux : réduire de 80 % les nuisances liées aux déjections, véritable fléau dans le centre-ville.
Le maire François Decoster (MoDem), qui a présenté le projet lors d’une réunion publique très suivie, se veut pragmatique et optimiste, malgré des critiques sur le coût, le caractère « liberticide » de la mesure, ou le risque de fraudes et d’abandons. L’initiative soulève aussi des questions sur l’utilisation des données collectées.
Le dispositif entre en vigueur le 28 juin, date à laquelle des stands de prélèvement seront installés près de la cathédrale. Une évaluation est prévue à l’automne. Dans une ville qui vient d’obtenir le label « Toutourisme », l’heure est à la responsabilisation… génétique.
Pour en savoir plus : Le Parisien
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