Une mère de famille est morte à Reims après l’explosion d’un airbag Takata défectueux. Une enquête est en cours au niveau national.

Le scandale des airbags Takata refait tragiquement surface en France. Le 11 juin à Reims, une mère de famille d’une quarantaine d’années a été tuée sur la voie rapide après l’explosion de l’airbag défectueux de sa Citroën C3, révèle la cellule investigation de Radio France. À bord du véhicule se trouvait également une adolescente de 14 ans, blessée dans l’accident.
La conductrice aurait tenté d’éviter un poids lourd avant de heurter une glissière de sécurité, provoquant le déclenchement de l’airbag. Mais ce dernier, défectueux, a explosé en projetant des fragments de métal à très grande vitesse, causant des blessures faciales caractéristiques des airbags Takata. Le constructeur japonais, condamné aux États-Unis en 2017 pour fraude et conspiration, avait dissimulé les dangers de ses dispositifs de sécurité à des millions d’automobilistes à travers le monde.
Ce drame est le 19ᵉ accident mortel lié à Takata en France, et le premier enregistré dans le nord du pays, selon Radio France. La voiture de la victime, datant de 2014, ne faisait pas partie de la campagne de rappel “stop drive” lancée par Stellantis en février pour des modèles plus anciens. La mère de famille n’aurait reçu aucun courrier de rappel.
Le procureur de Reims a transféré l’enquête à la juridiction interrégionale spécialisée de Paris, en charge du regroupement des dossiers liés aux airbags défectueux. Cette nouvelle affaire pourrait relancer les questions de responsabilité des constructeurs et la transparence autour des rappels.
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