Achref S., 47 ans, a passé 28 années derrière les barreaux, orchestrant depuis sa cellule des escroqueries d’ampleur nationale. Libéré sous condition en mai, il a récidivé moins d’une heure plus tard.

L’incroyable parcours d’Achref S., l’escroc qui a transformé la prison en quartier général
Pendant près de trois décennies, comme le relate Le Parisien, Achref S., 47 ans, a bâti un empire criminel… depuis une cellule. Ce Marseillais d’origine tunisienne, incarcéré pour la première fois à 18 ans, a enchaîné 57 condamnations, principalement pour des arnaques téléphoniques visant des personnes âgées. En mai dernier, alors qu’il bénéficiait enfin d’une libération conditionnelle, il a replongé… 45 minutes après avoir franchi la porte de la prison.
Des victimes ciblées avec précision
Le mode opératoire d’Achref S. reposait sur un repérage méthodique : via les annuaires en ligne, il identifiait des femmes âgées aux prénoms « anciens » — Paulette, Édith… — vivant dans des quartiers aisés. Se faisant passer pour un policier, il les convainquait de transférer de l’argent sous prétexte d’une enquête les concernant.
Jusqu’à 500 appels par jour pouvaient être passés, avec pour seul outil un téléphone portable, malgré les multiples transferts et placements à l’isolement.
Des millions détournés derrière les barreaux
De la prison de Châteaudun à celles d’Osny, Nanterre ou Fresnes, ses escroqueries ont rapporté au moins 1,5 million d’euros, blanchis via des sites de paris sportifs ou convertis en lingots d’or en Belgique. Achref S. gérait ses affaires comme un chef d’entreprise : paiements de loyers, organisation de voyages pour ses proches, entretien d’un réseau de complices, et même achats pour ses quatre enfants conçus au parloir.
Un « génie » du crime aux méthodes variées
En 2010, il est condamné pour une escroquerie à 9 millions d’euros au détriment de la Française des jeux. Pirate informatique, usurpateur d’identité de magistrats ou d’avocats, il savait exploiter les failles techniques et psychologiques de ses victimes. Certaines pensaient même vérifier ses propos en appelant le 17… mais retombaient sur lui grâce à une manipulation du réseau téléphonique.
Un prisonnier modèle… en apparence
Paradoxalement, Achref S. présentait le profil d’un détenu exemplaire : poli, diplômé (BEP comptabilité, CAP boulangerie, cuisine, tailleur de pierre) et même sauveur d’un contremaître lors d’une rixe. Ce comportement lui avait ouvert la voie à une libération conditionnelle. Mais en mai 2025, à peine sorti, il volait déjà une carte bancaire.
« Je fais des escroqueries pour ne pas sortir », a-t-il reconnu à l’audience, expliquant ne pas savoir vivre hors du milieu carcéral. Ses avocats parlent d’un homme suradapté à la prison, mais incapable de trouver sa place dehors.
Une liberté illusoire
Libérable en 2049, à l’âge de 71 ans, Achref S. risque de passer sa vie en détention. Pour une de ses victimes, « il est sans doute plus libre en prison que dehors ». Un constat glaçant sur le destin d’un homme qui aura fait de la cellule… son unique foyer.
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Cet individu est une catastrophe, un dĂ©linquant voleur….
Il ne devrait pas avoir de téléphone portable en cellule !!
C’est inadmissible, inacceptable…