À Oissel, une femme de 32 ans affirme avoir été discriminée après son exclusion d’un club de musculation en raison du port du voile. L’association invoque le respect du règlement intérieur. Une polémique qui suscite de vives réactions.

Une exclusion qui crée la polémique
Selon les informations d’Ici Normandie, vendredi 22 août 2025, une habitante d’Oissel, que nous appellerons Myssia (prénom d’emprunt), s’est vue refuser l’accès à son club de musculation du complexe sportif municipal Germinal. En cause : son refus de retirer son voile, interdit par le règlement intérieur de l’association.
Selon ses propos, après seulement trente-cinq minutes d’entraînement, elle a été convoquée par le président de l’association. Celui-ci lui aurait rappelé que le port de tout couvre-chef — voile, casquette, bonnet ou foulard — est prohibé dans la salle. La jeune femme affirme qu’à l’inscription, seule une « tenue discrète » lui avait été demandée, condition qu’elle estime avoir respectée.
Déçue et choquée, elle a dénoncé sur les réseaux sociaux une discrimination dont elle ne pensait pas être victime à Oissel.
Le club invoque le règlement intérieur
Thierry M., président du club, justifie cette décision :
« On a des règles de fonctionnement. Si on commence à déroger, on n’y arrivera pas. Ce n’est pas seulement le voile : les casquettes, bonnets ou sandalettes sont également interdits. »
L’association a donc procédé au remboursement de la cotisation annuelle de la licenciée, estimant que la non-application des règles fragiliserait l’égalité de traitement entre adhérents.
Une question jugée intrusive
La jeune femme rapporte également une remarque qui l’a profondément choquée :
« On m’a demandé si mon mari m’imposait de porter le voile. J’ai répondu que non, que je m’habille comme je veux. »
Reconnaissant une « erreur » dans la formulation, le président admet une maladresse mais affirme avoir voulu « entamer une discussion ».
Des tensions après l’exclusion
Peu après l’incident, le frère de la jeune femme s’est rendu sur place. Selon Thierry M., il aurait proféré des menaces en déclarant vouloir « tout cramer » dans le gymnase. Une main courante a été déposée au commissariat de Saint-Étienne-du-Rouvray.
De son côté, Myssia assure ne pas avoir été au courant de cette réaction et se dissocie de l’attitude de son frère.
Un cadre légal complexe
Le port du voile n’est pas interdit par la loi dans les associations sportives privées régies par la loi de 1901, mais chaque structure est libre de fixer son règlement intérieur. Dans ce cas précis, l’association est affiliée à la Fédération sportive de force athlétique, qui laisse à chaque club le soin de définir ses propres règles.
Le Comité de réflexion et d’action laïque de Seine-Maritime rappelle que ce type d’interdiction est légal si les adhérents ont validé le règlement au moment de leur inscription.
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Je
Je ne comprends pas la rĂ©action de cette femme !! Il y a un règlement intĂ©rieur qui doit ĂŞtre respectĂ© par tous les adhĂ©rents…
Si le prĂ©sident accepte le port du voile, il devra tout accepter !! Chaque adhĂ©rent fait ce qu’il veut et c’est l’anarchie…