L’ancien policier Arnaud Bonnefoy a été condamné à 22 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de Paris pour avoir étranglé sa compagne, Amanda Glain, en janvier 2022. Un féminicide qui avait marqué le début d’une série tragique cette année-là .

Un verdict lourd pour un crime irrévocable
Dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 septembre, selon les informations de France Info, la cour d’assises de Paris a condamné l’ancien policier Arnaud Bonnefoy, 33 ans, à 22 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa compagne, Amanda Glain, 28 ans. La jeune femme avait été étranglée en janvier 2022, dans le petit appartement parisien que partageait le couple.
Durant le procès, l’accusé a reconnu un « acte monstrueux », expliquant son geste par une jalousie « maladive » et « tyrannique ». Avant le délibéré, il a déclaré : « C’est un acte que je regretterai toute ma vie et qui est impardonnable. »
Une peine en deçà des réquisitions
La condamnation est légèrement inférieure aux 28 ans requis par l’avocate générale Inès Bordet, qui doutait de la sincérité des regrets de l’ex-policier. Le jury a estimé, au contraire, que ses aveux étaient cohérents avec les expertises et qu’il avait manifesté une reconnaissance authentique des faits, accompagnée d’une démarche de soins en détention.
Le président de la cour, Marc Sommerer, a rappelé que l’étranglement constituait « le geste le plus mortifère de tous » et insisté sur les conséquences irrévocables de cet acte : « La mort d’une jeune femme de 28 ans. »
Un féminicide parmi les premiers de 2022
Le meurtre d’Amanda Glain figure parmi les 118 féminicides recensés par le ministère de l’Intérieur en 2022. La jeune créatrice de contenus digitaux avait décidé de mettre un terme à une relation de deux ans, marquée par la violence, les insultes et les menaces.
Au lendemain d’une énième dispute liée à ses publications sur les réseaux sociaux, elle s’apprêtait à partir travailler lorsque son compagnon l’a saisie à la gorge dans la salle de bains, provoquant sa mort.
Des aveux difficiles et des regrets tardifs
Face au jury, Arnaud Bonnefoy a reconnu avoir agi sous l’emprise d’un mélange de colère, de peur et de haine. Après avoir d’abord nié toute volonté de tuer, il a fini par admettre : « Oui, effectivement. »
Deux anciennes compagnes sont venues témoigner de violences passées, confirmant un comportement destructeur répété.
L’ancien policier a regretté de ne pas avoir suivi de traitements psychologiques : « Je ne me suis pas rendu compte du comportement que j’ai eu pendant des années… et qui a fini par tuer Amanda. »
Un délai d’appel de dix jours
Le verdict, accueilli dans le calme par les proches de la victime, laisse encore la possibilité à l’accusé de faire appel dans un délai de dix jours.
Ce drame, survenu au cœur de Paris, rappelle la réalité persistante et dramatique des féminicides en France, souvent précédés de violences conjugales ignorées ou minimisées.
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rien Ă dire sur la dĂ©cision de justice mais lĂ , on met bien le nom et le prĂ©nom……..