Un vaste trafic de stupéfiants par drones, actif dans plusieurs prisons du nord de la France et générant près de deux millions d’euros de chiffre d’affaires, a été démantelé dans le Pas-de-Calais. Neuf suspects, dont le chef présumé, seront jugés en novembre à Béthune.

Un trafic inédit par drones dans les prisons
Un réseau criminel sophistiqué, utilisant des drones pour livrer de la drogue aux détenus, a été démantelé dans le nord de la France. Selon le procureur de Béthune, Étienne Thieffry, cette organisation « assez bien rodée » avait mis en place un système de commandes via messageries cryptées pour des clients incarcérés.
D’après Le Parisien, neuf personnes sont poursuivies pour avoir assuré, pendant au moins un an, des livraisons de stupéfiants dans plusieurs établissements pénitentiaires du nord du pays. Elles comparaîtront le 6 novembre prochain devant le tribunal correctionnel de Béthune (Pas-de-Calais).
Un chiffre d’affaires de deux millions d’euros
En plus des largages en prison, le réseau écoulait de la drogue et divers produits dans une supérette de l’agglomération lensoise. Le chiffre d’affaires global atteignait plusieurs millions d’euros, dont deux millions générés uniquement par les livraisons par drone.
Le chef présumé, soupçonné d’avoir dirigé l’organisation depuis sa cellule à la prison de Lille-Annoeullin, fait partie des principaux prévenus.
Un coup de filet spectaculaire
Après plusieurs mois d’enquête, le service interdépartemental de la police judiciaire (SIPJ) du Pas-de-Calais a procédé le 9 septembre à une vaste opération. Les perquisitions menées dans l’agglomération lensoise ont permis la découverte de 35 000 euros en liquide, 8 armes de poing et leurs munitions, 2 drones et leurs pièces détachées
Au total, 14 personnes ont été interpellées. Deux d’entre elles ont accepté une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Elles ont été condamnées le 12 septembre à deux ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique, ainsi qu’à 4 000 euros d’amende.
Un procès attendu en novembre
Sept autres suspects, dont le chef présumé, devront répondre en justice en novembre pour infractions à la législation sur les stupéfiants, blanchiment d’argent, association de malfaiteurs et survol d’une zone interdite par drone.
Ce procès s’annonce comme l’un des plus marquants en matière de trafic de drogue par voie aérienne en France.
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Félicitations à nos FDO pour ce démantèlement et ces arrestations.
Je ne comprends pas comment le chef pouvait gĂ©rer ce trafic depuis sa cellule ?? Il avait automatiquement un tĂ©lĂ©phone portable pour communiquer par messagerie….
Comment a-t-il eu ce téléphone ?
Comment en prison a-t-on pu laisser faire sans réagir ??