Un étudiant en alternance au ministère de l’Intérieur a été congédié après la découverte de messages antisémites, racistes et hostiles à la France publiés sur les réseaux sociaux.

Des propos polémiques qui refont surface
Le ministère de l’Intérieur a mis fin au contrat d’un étudiant en alternance après la découverte de plusieurs publications à caractère antisémite, raciste et anti-France sur les réseaux sociaux.
Selon une information révélée par Le Figaro ce vendredi 19 septembre, Marc T., étudiant en master d’administration publique à l’université de Nanterre, travaillait à la préfecture de police de Paris. Il était chargé de rédiger des notes de situation et des éléments de langage pour le préfet Laurent Nuñez.
« Je suis antisémite et alors ? »
Sur son compte X, aujourd’hui désactivé, l’étudiant assumait ouvertement ses positions. Le 14 mai 2024, il écrivait à propos des Blancs : « Ils ont peur de ne plus être les supers dominateur suprémacistes qu’ils sont envers les autres communautés (sic). » Quelques jours plus tard, il affirmait : « Oui je suis antisémite et alors ??? On a bien banalisé les idées racistes en France et en Europe non (sic). »
Le 1er mars de la même année, il décrivait la France comme « un pays détestable » et appelait, en août 2024, à « boycotter la France », accusée de « financer le terrorisme au Sahel ».
Des attaques racistes répétées
Marc T. avait également publié des propos ciblant les Blancs. En juin 2023, il s’en était pris à un expatrié vivant en Afrique : « Blague à part s’il est blanc et né au Cameroun ça veut dire qu’il est vraiment fils du colon aller dégage (sic). »
Un recrutement qui interroge Beauvau
Alors qu’il s’était félicité, le 18 septembre 2025, d’avoir signé son contrat pour deux années d’alternance, ses anciens messages ont refait surface. Sa présence au sein d’une administration sensible interroge particulièrement, cinq ans après l’attentat commis par Mickaël Harpon à la préfecture de police de Paris, qui avait coûté la vie à quatre fonctionnaires.
Le ministère a confirmé la rupture de son contrat, rappelant son attachement aux valeurs de neutralité et de respect des institutions.
(Merci Yann Bourguignon)
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