Après le procès de 2022 contre les complices de l’attentat de Nice, les familles des victimes espèrent un second procès sur les mesures de sécurité prises le soir du 14 juillet 2016. Une audience à huis clos est prévue le 1er octobre.

Un drame encore au cœur de la justice
Le 14 juillet 2016, un camion fonçait dans la foule réunie pour le feu d’artifice à Nice, faisant 86 morts et des centaines de blessés. Le terroriste, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, avait été abattu par la police, mais ses complices présumés ont été jugés à Paris en 2022.
Neuf ans plus tard, les familles de victimes attendent toujours des réponses sur l’organisation de la sécurité ce soir-là . Elles espèrent un second procès, cette fois centré sur les autorités locales et préfectorales.
Les demandes des parties civiles
Selon France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’avocat général de la cour d’appel d’Aix-en-Provence a rendu ses réquisitions concernant les appels déposés par les parties civiles. Celles-ci réclament notamment l’intégration des vidéos de surveillance dans le dossier, après un premier rejet.
Une audience à huis clos se tiendra le 1er octobre pour décider si un nouveau procès peut avoir lieu.
Des failles pointées du doigt
Les proches de victimes estiment que le dispositif policier était insuffisant et mal appliqué. L’avocate Virginie Le Roy, représentant l’association Promenade des Anges, rappelle :
« On a vu un défilé de parties civiles (…) qui n’ont pas croisé un seul policier ce soir-là . On a vu des policiers eux-mêmes venir à la barre pour expliquer l’insuffisance du dispositif. »
Certains témoignages suggèrent que les mesures de sécurité prévues n’ont pas été respectées sur le terrain, permettant au terroriste de parcourir 1,7 km dans la foule.
Les élus sous statut de témoin assisté
Parmi les responsables politiques de l’époque, l’ancien maire Philippe Pradal et l’actuel maire Christian Estrosi figurent sous le statut de témoin assisté, tout comme l’ancien préfet et la municipalité de Nice.
Pour Célia Viale, dont la mère est morte dans l’attentat, il est essentiel d’obtenir un procès :
« Énormément de victimes comptent sur la tenue d’un procès pour qu’on nous explique et qu’on comprenne le dispositif de sécurité. »
Autre rebondissement judiciaire
En parallèle, un nouvel élément est venu relancer la mémoire du drame. Le jihadiste français Adrien Guihal, considéré comme la voix ayant revendiqué l’attentat pour le compte de l’État Islamique, sera jugé en Irak aux côtés de 46 autres ressortissants français transférés depuis la Syrie.
(Merci Rudy van Cappellen)
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