Condamné à six mois de prison ferme, un influenceur surnommé « Mojito » a été reconnu coupable d’avoir piqué des passants avec une seringue à Paris, dans des vidéos diffusées sur TikTok. Le tribunal correctionnel a ordonné son incarcération immédiate.

Un canular de mauvais goût devenu affaire judiciaire
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné, ce jeudi, un jeune influenceur de 27 ans à douze mois d’emprisonnement, dont six mois ferme avec mandat de dépôt, pour avoir piqué des passants à l’aide d’une seringue vide, dans des vidéos publiées sur les réseaux sociaux. Celui qui se faisait appeler « Mojito » sur TikTok a également écopé de 1 500 euros d’amende et d’une interdiction de port d’arme pendant trois ans.
Ses vidéos, tournées en juin dernier dans les rues et jardins de Paris, le montraient masqué, s’approchant de promeneurs avant de les piquer par surprise, puis de faire mine de les poursuivre. Les séquences, intitulées « Le piqueur fou », avaient suscité de vives réactions en ligne, entre peur et indignation.
Une victime traumatisée
Lors de son procès le 5 septembre, le prévenu, identifié comme Ilan M., a reconnu avoir provoqué la peur.
« Je n’ai pas pensé à ces gens. Je leur ai fait peur. Même moi, j’aurais eu peur si quelqu’un s’approchait avec une seringue »,
a-t-il déclaré à la barre, adoptant un ton contrit.
Une victime, un homme d’une cinquantaine d’années, a déposé plainte après avoir été piqué. Il s’est vu reconnaître sept jours d’interruption totale de travail (ITT) pour choc traumatique. L’influenceur a expliqué ne pas avoir eu le temps de lui révéler qu’il s’agissait d’une « blague », l’homme ayant pris la fuite.
« Je voulais refaire le buzz »
Le jeune homme a tenté de justifier ses actes en expliquant vouloir relancer sa notoriété sur les réseaux sociaux, dans le but de promouvoir un programme sportif.
Il affirme s’être inspiré de vidéos similaires tournées au Portugal quelques mois auparavant, devenues virales.
Malgré plusieurs millions de vues, il soutient n’avoir perçu aucun revenu grâce à TikTok.
Un contexte de panique lié aux « piqûres sauvages »
Le procureur de la République avait requis quinze mois de prison, dont dix fermes avec bracelet électronique, rappelant le climat d’inquiétude qui régnait à l’époque.
Au moment des faits, les autorités avaient recensé 145 signalements de piqûres anonymes lors de la Fête de la musique, même si la majorité d’entre elles n’ont pas pu être confirmées.
Cette affaire, jugée emblématique de la dérive de certains contenus viraux, relance le débat sur les limites du « prank » et la responsabilité pénale des influenceurs.
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Pourquoi ne pas le piquer pour l’euthanasier.
Un cinglĂ© de moins Ă loger et Ă nourrir a nos frais en prison…
la Justice Ă bien agit il y Ă quelques annĂ©es j’ai Ă©tĂ© moi mĂŞme menacĂ©e avec une seringue mais en face de moi la Jusrice avait bien agit
Il faut ĂŞtre complètement abruti, irresponsable… Piquer des gens avec une seringue, leur faire peur….
Ce n’est pas cher payĂ© 6 mois de prison….