Sept individus ont été mis en examen à Lyon, dont quatre placés en détention, après le démantèlement d’un réseau criminel accusé d’avoir attaqué des enseignes de téléphonie mobile dans toute la France. Le préjudice dépasserait un million d’euros.

Une équipe organisée spécialisée dans les attaques de magasins de téléphonie
Le tribunal de Lyon a mis en examen sept personnes à la suite d’une vaste opération menée par la gendarmerie nationale fin septembre, comme le relate Jean-Marc Morandini.
Selon les enquêteurs, ces individus faisaient partie d’un réseau structuré soupçonné d’avoir attaqué plusieurs boutiques de téléphonie mobile à travers la France, pour un préjudice estimé à plus d’un million d’euros.
Sur les sept mis en examen, quatre ont été placés en détention provisoire, tandis que trois autres restent sous contrôle judiciaire.
Ils sont poursuivis pour recel de biens volés, blanchiment en bande organisée, et association de malfaiteurs à caractère criminel.
Une opération d’envergure coordonnée par la Jirs de Lyon
L’enquête, conduite depuis mai dernier par les gendarmes de l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI), la Section de recherches de Grenoble et le groupement de l’Isère, a été supervisée par la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Lyon.
Au total, quatorze personnes ont été interpellées, dont trois déjà détenues pour d’autres infractions. Plus de 200 militaires ont été mobilisés pour mener simultanément les arrestations et les perquisitions dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Des attaques éclairs coordonnées via des messageries cryptées
Les enquêteurs ont mis au jour un mode opératoire bien rodé : des équipes composées de trois à quatre individus, souvent mineurs, faisaient irruption en pleine journée dans des boutiques de téléphonie.
Ils utilisaient des bombes lacrymogènes pour neutraliser le personnel avant de dévaliser les rayons de téléphones portables, parfois en quelques minutes seulement.
Selon le général Marc de Tarlé, directeur de l’OCLDI, ces équipes étaient recrutées via des messageries chiffrées, sur ordre de commanditaires basés dans la couronne lyonnaise et dans le quartier de reconquête républicaine du Nord-Isère.
Malgré plusieurs arrestations par le passé, le phénomène se régénère sans cesse, rendant la lutte particulièrement complexe.
Un commanditaire soupçonné d’orchestrer les vols depuis sa cellule
Les recoupements réalisés à partir de véhicules volés utilisés lors des braquages ont permis aux enquêteurs d’identifier le noyau central du réseau.
Un homme actuellement incarcéré est soupçonné d’en être le commanditaire principal, disposant de ressources financières importantes pour organiser les opérations à distance.
Les perquisitions, y compris au sein d’un établissement pénitentiaire, ont conduit à la découverte de nombreux téléphones portables, de plusieurs dizaines de milliers d’euros en liquide, de biens de luxe et de trois véhicules.
Un phénomène national de vols violents en forte progression
Depuis plusieurs années, les gendarmes constatent une multiplication des attaques ciblant les enseignes de téléphonie mobile à l’échelle nationale.
Ces commerces, où les produits de forte valeur sont facilement revendables, sont devenus une cible privilégiée des réseaux itinérants.
Les autorités espèrent que ce coup de filet lyonnais permettra de freiner durablement ce phénomène.
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Félicitations à toutes les FDO mobilisées pour le démantèlement de ce réseau de braqueurs