La préfecture des Bouches-du-Rhône a décidé de fermer la mosquée des Bleuets, dans les quartiers nord de Marseille, accusée de relayer un discours jugé radical. L’imam, Smaïn Bendjilali, condamné pour apologie du terrorisme, conteste la mesure et saisit en urgence le tribunal administratif.

La mosquée des Bleuets visée par un arrêté de fermeture préfectoral
La tension monte à Marseille, où la préfecture des Bouches-du-Rhône a notifié, lundi 6 octobre, un arrêté de fermeture administrative à la mosquée des Bleuets, située dans les quartiers nord de la ville.
Selon Ici Provence, cette décision, prise par le préfet Georges-François Leclerc, intervient au motif que le lieu de culte serait fréquenté par un imam tenant des propos considérés comme radicaux.
Selon le représentant de l’État, l’imam Smaïn Bendjilali « reste ancré dans des théories radicales », une position qui, selon les autorités, justifie la mesure de fermeture.
L’imam conteste et saisit le tribunal administratif
En réaction, Smaïn Bendjilali a annoncé qu’il allait déposer un référé-liberté devant le tribunal administratif de Marseille, ce mardi 7 octobre à 15h, afin d’obtenir la suspension de la décision préfectorale.
Cette procédure d’urgence vise à faire valoir que la fermeture porterait atteinte à la liberté de culte, principe garanti par la Constitution.
L’imam, qui a été condamné en mai dernier à six mois de prison avec sursis pour “apologie du terrorisme” — une condamnation dont il a fait appel —, continue d’assurer les offices. La mosquée restait d’ailleurs ouverte lundi, malgré la notification officielle de fermeture.
Une procédure récurrente depuis un an
Ce n’est pas la première fois que la mosquée des Bleuets se retrouve dans le viseur des autorités. En août 2024, la préfecture de police avait déjà engagé une procédure similaire, estimant que des propos légitimant la violence y étaient tenus depuis plusieurs années.
Cette nouvelle tentative de fermeture marque une escalade dans le bras de fer entre la préfecture et la direction de la mosquée. L’issue du recours en justice, attendue dans les prochains jours, déterminera si le lieu de culte pourra continuer à accueillir des fidèles dans l’attente d’un jugement au fond.
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