À Nîmes, la cour d’appel a condamné à dix ans de prison Husamettin Dogan, seul accusé à avoir fait appel dans l’affaire des viols de Mazan. Il écope d’une peine plus lourde qu’en première instance, après avoir nié tout acte non consenti sur Gisèle Pelicot.

Dix ans de réclusion pour Husamettin Dogan
Après quatre jours d’audience devant la cour d’appel de Nîmes (Gard), Husamettin Dogan, 44 ans, a été condamné ce jeudi 9 octobre à dix ans de prison pour viols aggravés. Il était le seul parmi les 51 hommes condamnés en première instance à avoir interjeté appel dans l’affaire dite des « viols de Mazan ».
Comment le relate France Info, cette peine est supérieure d’un an à celle prononcée en première instance, où il avait écopé de neuf ans de réclusion pour des faits commis en réunion et sur une victime en état de soumission chimique.
Une défense fondée sur le déni
Tout au long du procès, l’accusé a nié tout viol sur Gisèle Pelicot, affirmant avoir été piégé par son mari, Dominique Pelicot, principal protagoniste de cette affaire hors norme.
Selon lui, il s’agissait d’un « plan libertin » consenti, organisé via un site de rencontres et une conversation téléphonique.
« Je n’ai jamais voulu violer cette dame », a-t-il répété à la barre, affirmant avoir pris conscience d’une situation « bizarre » seulement après une trentaine de minutes sur place. Il assure avoir ensuite voulu quitter les lieux, mais avoir été menacé par Dominique Pelicot.
Les avocats de la défense, Sylvie Menvielle et Jean-Marc Darrigade, ont décrit ce dernier comme un homme manipulateur et dominateur, qualifié de « pervers psychopathe », capable d’imposer sa volonté tant à sa femme qu’aux hommes impliqués.
Des images insoutenables diffusées à l’audience
Le mercredi 8 octobre, la diffusion d’une dizaine de vidéos montrant Husamettin Dogan en train d’imposer des actes sexuels à Gisèle Pelicot, alors inerte, a profondément choqué la cour.
Selon l’accusation, ces images démontraient l’absence totale de consentement de la victime.
L’avocate de la défense a tenté de contester la valeur de ces enregistrements, estimant qu’ils ne constituaient pas un captage continu et avaient été sélectionnés par Dominique Pelicot lui-même.
Le réquisitoire et la décision de la cour
Dans son réquisitoire, l’avocat général Dominique Sié a rappelé que l’intention en droit pénal s’apprécie au moment de l’acte, estimant que l’accusé avait eu conscience immédiate de la situation.
« Il a choisi de rester, de poursuivre, de satisfaire son plaisir personnel », a souligné le magistrat.
Le ministère public avait requis douze ans de réclusion criminelle, arguant que Husamettin Dogan avait, comme les autres, participé à la destruction d’une femme.
La cour a finalement retenu une peine de dix ans de prison, confirmant la gravité des faits tout en demeurant en deçà des réquisitions.
Une affaire hors norme
Le dossier des viols de Mazan est l’un des plus marquants de ces dernières années : plus de cinquante hommes ont été condamnés pour avoir abusé de Gisèle Pelicot, droguée et livrée par son mari, Dominique Pelicot, aujourd’hui incarcéré.
Ce dernier a déjà été condamné à une peine de réclusion criminelle à perpétuité pour avoir organisé, filmé et diffusé les agressions subies par son épouse.
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C’est bien fait pour lui. Il aurait pu refuser. Comme quoi certains hommes ont leur cerveau dans le slip.
Bien fait pour lui !
Cet homme a ce qu’il mĂ©rite !!
Il s’est bien rendu compte que la femme ne rĂ©agissait pas !! Il n’a pensĂ© qu’Ă lui, son plaisir… Quelle horreur….