Dans les Hautes-Alpes, le maire de Montgenèvre a ordonné le retrait d’une croix chrétienne installée par des randonneurs au sommet du mont de la Plane, invoquant le respect de la laïcité. Une décision coûteuse et controversée qui divise la population locale.

Une croix restaurée par des habitants retirée par la mairie
À Montgenèvre, paisible commune des Hautes-Alpes située à la frontière italienne, une décision municipale fait grand bruit. Selon les informations du JDD, le maire a récemment fait démonter une croix chrétienne située au sommet du mont de la Plane, au nom du principe de laïcité.
Cette croix, datant du XIXᵉ siècle, avait été restaurée en octobre dernier par un groupe de randonneurs bénévoles, soucieux de préserver le patrimoine local. En quelques heures, les volontaires avaient remis à neuf le vieux calvaire, symbole historique du territoire.
Des dégradations et un débat autour de la laïcité
Mais leur initiative n’a pas fait l’unanimité. Quelques semaines après la restauration, la croix a été dégradée à plusieurs reprises.
« Le socle a été frappé à coups de pied de biche », raconte Arnaud Violland, l’un des randonneurs à l’origine du projet.
Alerté, le maire a estimé que la présence de ce symbole religieux sur un espace naturel communal contrevenait à la neutralité publique. Soutenu par certains élus, il a donc décidé de faire retirer le monument fin septembre, évoquant la nécessité de respecter la laïcité.
Un démontage par hélicoptère à 5 000 euros
Pour mener l’opération, la mairie a fait appel à un hélicoptère afin de décrocher la croix du sommet, situé à plus de 2 000 mètres d’altitude.
« Ce type d’intervention coûte au moins cinq mille euros », déplore Arnaud Violland.
« J’ai tenté de discuter avec la mairie, de leur expliquer qu’il s’agissait d’un symbole patrimonial et non religieux, mais visiblement cela n’a pas compté », regrette-t-il.
Cette décision a suscité l’incompréhension d’une partie des habitants, qui y voient un excès de zèle au nom de la laïcité. D’autres, en revanche, saluent une application stricte du principe républicain.
Un symbole local devenu sujet de discorde
Ce retrait illustre une fracture croissante entre attachement au patrimoine local et exigence de neutralité religieuse dans l’espace public.
À Montgenèvre, le sommet du mont de la Plane, autrefois orné d’un calvaire visible de la vallée, est désormais vide — laissant derrière lui un débat passionné sur la place des symboles religieux dans le paysage français.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.








Encore un maire de gauche certainement. Si il date du 19 ème siècle le maire n’avait pas le droit de le retirer. La laïcité a bon dos.
Apparement il y avait un calvaire, pourquoi ne pas refaire ce petit édifice visible de la vallée tout de même, à l’identique ou équivalent avec les pierres du coin, et si une vierge ou autres saint, se trouvait à l’intérieur, le remettre ce qui est normal. c’est un symbole de notre passé. Je ne sais pas si le calvaire en question était une si grande croix. Si ce n’était pas le cas, le maire a raison, mais il ne peut s’opposer a l’édifice du calvaire, qui était là, comme on rebatit nos cathédrales moins nos églises hélas qui partent en ruine, triste.
C’est inadmissible !! La laïcité a bon dos !!
Ce n’est pas le seul endroit en France où on voit des calvaires, des croix et personne ne les retire !!
Ça fait partie de notre patrimoine !! Et j’estime qu’il doit rester en place, que ça plaise ou non….
C’est Nicolas qui paie le vol en hélicoptère… tandis que l’Eglise du village aurait besoin d’une bonne rénovation.