Deux infirmières de Thiais ont été mises en examen pour meurtre et empoisonnement présumés. L’enquête judiciaire s’intensifie dans le Val-de-Marne.

Une affaire d’une gravité exceptionnelle bouleverse le secteur médical à Thiais, dans le Val-de-Marne. Selon les informations du Parisien, deux infirmières sont soupçonnées d’avoir provoqué la mort de patients en début d’année. Elles ont été mises en examen et placées sous contrôle judiciaire dans le cadre d’une enquête menée par la Brigade de répression de la délinquance contre les personnes (BRDP).
Les faits reprochés
Selon le parquet de Créteil, qui a confirmé l’information le lundi 20 octobre, une information judiciaire a été ouverte à la suite de deux événements distincts survenus à Thiais :
– 11 mars 2024 : une première infirmière est mise en examen pour meurtre prĂ©sumĂ©.
– Du 6 au 9 janvier 2024 : une seconde infirmière est poursuivie pour empoisonnement prĂ©sumĂ©.
Les autorités n’ont pas communiqué l’identité des personnes mises en cause ni des victimes potentielles, conformément aux règles de procédure et au respect de la présomption d’innocence.
Mesures judiciaires
Les deux professionnelles de santé ont été placées sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer toute activité médicale ou paramédicale. Cette mesure vise à prévenir tout risque de récidive ou d’entrave à l’enquête.
L’affaire est désormais entre les mains de la BRDP, spécialisée dans les crimes les plus graves impliquant des atteintes à la vie humaine.
Une enquĂŞte aux enjeux majeurs
Les investigations devront déterminer s’il existe un lien direct entre les actes reprochés et la mort des patients concernés. À ce stade, les motivations présumées, le mode opératoire et les éléments médicaux restent inconnus ou couverts par le secret de l’instruction.
Cette affaire soulève de nombreuses interrogations au sein du milieu hospitalier et du grand public, suscitant une vive émotion locale.
Rappel juridique
Les deux infirmières bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à la décision définitive de la justice. Les chefs de mise en examen pour meurtre et empoisonnement figurent parmi les plus lourds du code pénal français, passibles de réclusion criminelle à perpétuité.
Cette affaire sensible, qui touche au cœur du système de santé, continuera de faire l’objet d’un suivi judiciaire étroit. De nouveaux éléments pourraient émerger dans les prochaines semaines, à mesure que l’enquête progresse.
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