Deux journalistes de Libération, leur directeur de publication et la LDH sont mis en examen pour diffamation après avoir relayé une fausse accusation d’antisémitisme visant un candidat RN.

Une affaire judiciaire à fort retentissement médiatique touche le quotidien Libération. Selon les informations du Journal du dimanche, deux de ses journalistes, son directeur de publication ainsi que la Ligue des droits de l’Homme (LDH) ont été mis en examen à la suite de la publication d’un article contenant de fausses accusations d’antisémitisme à l’encontre d’un candidat du Rassemblement national (RN) lors des élections législatives de 2024.
Une publication controversée à l’origine de la procédure
Le 17 juin 2024, Libération publie un article signé par les journalistes Pierre Plottu et Maxime Macé, affirmant que Joseph Martin, candidat investi dans le Morbihan par le RN, aurait diffusé des propos antisémites sur les réseaux sociaux. L’information, reprise par plusieurs médias nationaux, provoque une réaction immédiate : le parti retire son soutien au candidat, déclenchant une vive polémique.
Un retournement médiatique et judiciaire
Trois jours plus tard, le 20 juin, un article du Journal du Dimanche contredit ces allégations et assure que Joseph Martin n’est pas l’auteur des publications incriminées. L’intéressé saisit alors la justice pour diffamation, représenté par son avocat, Me Gilles-William Goldnadel. La plainte vise les deux journalistes, le directeur de la publication de Libération, Patrick Halfon, ainsi que plusieurs personnalités ayant relayé l’information, dont le président de la région Bretagne, Gérard Chesnais, et la Ligue des droits de l’Homme.
Selon les éléments recueillis, l’ensemble des mis en cause a été placé sous le statut de mis en examen.
Absence de retrait de l’article et absence d’excuses
Malgré la rectification publique des faits, le quotidien n’aurait ni retiré l’article contesté ni présenté d’excuses officielles. Une situation pointée par la défense de Joseph Martin, qui estime que l’erreur a eu un impact direct et dommageable sur la réputation et la campagne du candidat.
Une affaire qui interroge la responsabilité des médias
Cette mise en examen relance le débat sur la déontologie journalistique, la vérification des sources et la responsabilité des organes de presse dans le traitement de l’information en période électorale. Elle met également en lumière le rôle des relais institutionnels ou associatifs dans la diffusion d’informations susceptibles d’influencer le débat public.
Prochaines étapes judiciaires
Les mis en examen devront désormais répondre des accusations devant la justice. Il appartiendra aux magistrats d’établir si les faits relèvent d’une diffamation caractérisée ou d’une erreur non intentionnelle de la part des journalistes et des relais de l’information.
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bien sur, ce sera à 99 pour cent de chance que se soit: une erreur non intentionnelle de la part des journalistes et des relais de l’information.
Ce ne sont pas les seuls Ă relayer des informations erronĂ©es et on ne dit rien….
Mais pour eux il y a plainte…. Il n’y a pas de fumĂ©e sans feu….