Dordogne : une femme de 70 ans a été mise en examen pour l’assassinat de Karen Carter, poignardée à huit reprises à Trémolat en 2025.

Karen Carter poignardée à huit reprises à Trémolat en 2025 : une femme de 70 ans mise en examen pour assassinat en Dordogne
Plus d’un an après la mort violente de Karen Carter à Trémolat, l’enquête connaît un tournant décisif. Une femme de 70 ans, ancienne aide-soignante originaire de la commune, a été mise en examen début juillet pour assassinat, la justice retenant la préméditation dans cette affaire qui avait bouleversé ce petit village de Dordogne.
Une mise en examen qui relance l’enquête
Le procureur de la République de Périgueux, Jacques-Edouard Andrault, a confirmé qu’un juge d’instruction avait mis en examen une femme de 70 ans le 2 juillet dernier “du chef d’assassinat”, relate Le Parisien. Cette qualification juridique signifie que la justice considère l’acte comme prémédité, une étape majeure dans ce dossier ouvert depuis plus d’un an.
L’information judiciaire avait été ouverte le 7 mai 2025, quelques jours après la découverte du corps de la victime. Le parquet de Périgueux avait alors repris la gestion de l’affaire, initialement traitée par celui de Bergerac.
Une victime retrouvée ensanglantée près de son véhicule
Karen Carter, citoyenne britannique et sud-africaine âgée de 65 ans, avait été découverte morte le 29 avril 2025 à son domicile de Trémolat, un village de 600 habitants. Son corps portait huit coups de couteau. C’est son compagnon, un retraité de 75 ans qu’elle fréquentait depuis plusieurs mois, qui l’avait trouvée “effondrée et inconsciente à proximité de son véhicule, présentant des plaies saignantes”.
Mère de quatre enfants, Karen Carter était encore légalement mariée à Alan, resté en Afrique du Sud, mais le couple était en instance de divorce au moment des faits.
Une suspecte rapidement identifiée, puis relâchée
Dès le lendemain de la découverte du corps, la femme aujourd’hui mise en examen avait été placée en garde à vue pendant 48 heures. Elle avait ensuite été relâchée après des vérifications portant sur son emploi du temps, avait précisé à l’époque la procureure de Bergerac.
Ce sont les investigations menées dans le cadre de l’information judiciaire qui ont finalement conduit le juge d’instruction à requalifier son statut et à la mettre en examen, plus d’un an après les faits.
Un mobile qui prend forme : une rivalité amoureuse
Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, la suspecte, qui vivait à proximité immédiate de la victime, aurait éprouvé des sentiments non réciproques envers le compagnon de Karen Carter. Cette attirance à sens unique aurait alimenté un sentiment de rivalité à l’égard de la victime.
Le compagnon de Karen Carter a décrit aux enquêteurs une femme tombée profondément amoureuse de lui dans les mois précédant le drame, au point de divorcer de son mari après plusieurs décennies de mariage.
À l’issue de sa mise en examen, la septuagénaire a été placée sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet.
Une victime bien intégrée dans son village d’adoption
Installée en Dordogne depuis une dizaine d’années, Karen Carter tenait deux gîtes ruraux sur la commune de Trémolat. Passionnée de football, elle évoluait au sein d’une équipe réservée aux femmes de plus de 50 ans et avait participé, quelques semaines avant sa mort, au “Mondial des Mamies foot” en Afrique du Sud, en tant que milieu gauche remplaçante.
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