Léguevin : la justice annule l’interdiction du burkini en piscine municipale. Le maire dénonce la Ligue des droits de l’Homme. Toutes les explications.

Haute-Garonne : la justice annule l’interdiction du burkini à la piscine de Léguevin
La piscine municipale de Léguevin autorise de nouveau le port du burkini, après une décision de la justice administrative qui annule l’arrêté municipal contesté. Le maire de la commune dénonce vivement cette décision et met en cause la Ligue des droits de l’Homme, à l’origine du recours.
Un arrêté municipal retoqué par la justice
La justice administrative a annulé l’arrêté qui interdisait le port du burkini à la piscine municipale de Léguevin, en Haute-Garonne, rapporte Europe 1. Cette décision met fin, pour l’instant, à une mesure locale qui avait suscité de vifs débats depuis son instauration. Le tribunal a estimé que l’interdiction ne pouvait être maintenue en l’état.
Le recours à l’origine de cette annulation avait été déposé par la Ligue des droits de l’Homme (LDH), qui contestait la légalité de cet arrêté municipal.
Le maire dénonce une décision “qui divise”
Invité ce mercredi de l’émission Eliot Deval et vous sur Europe 1, le maire de Léguevin, Étienne Cardeilhac-Pugens, n’a pas caché son mécontentement face à cette décision de justice. Il a directement interpellé la Ligue des droits de l’Homme, l’accusant de « faire le jeu du communautarisme et de la division ».
Selon l’édile, cette annulation ne reflète pas la réalité du règlement qu’il avait instauré. Il explique que l’interdiction ne visait pas spécifiquement le burkini, mais s’inscrivait dans un règlement intérieur plus large, qui répertoriait onze tenues interdites au sein de l’établissement, parmi lesquelles figuraient également le short de bain et le string.
Une mesure justifiée par des enjeux d’hygiène et de sécurité, selon la mairie
Le maire de Léguevin affirme que cette réglementation répondait avant tout à des difficultés concrètes rencontrées les années précédentes, notamment en matière d’hygiène, de sécurité et de bon fonctionnement général de la piscine municipale.
« Il n’y avait pas de sujet dès lors que le règlement intérieur était appliqué », a-t-il affirmé, précisant que la controverse n’a réellement éclaté qu’au moment où cette disposition a fait l’objet d’une contestation judiciaire.
Un débat qui dépasse le cadre de Léguevin
Le cas de la piscine de Léguevin s’inscrit dans une problématique plus large qui traverse plusieurs communes françaises. La question du port du burkini dans les établissements publics continue de diviser élus locaux, associations et usagers.
À Grenoble, un dossier similaire est actuellement examiné par le tribunal administratif, qui doit prochainement se prononcer sur l’autorisation de cette tenue dans les piscines municipales de la ville. Ces différentes décisions de justice, attendues avec attention, pourraient contribuer à clarifier le cadre juridique applicable à l’ensemble du territoire.
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Et les hommes ont droit au short de bain ? Ou obligation de porter un maillot de bain moulant ? La ligue des droits de l’homme est dorénavant idéologique …. Elle oblige les femmes à porter le burkini pour celles qui préféraient l’interdiction, ne voulant pas le porter …