Nancy : l’homme retrouvé blessé place Stanislas était en réalité l’agresseur. Légitime défense retenue après l’enquête de la BAP.

Nancy : l’homme retrouvé ensanglanté place Stanislas était en réalité l’agresseur
Un homme découvert grièvement blessé sur la célèbre place nancéienne a d’abord été considéré comme victime d’une agression à l’arme blanche. Cinq jours plus tard, l’enquête a révélé une tout autre vérité.
Une découverte glaçante au petit matin
Vendredi 17 juillet, peu avant 6 heures, des agents d’une entreprise de nettoyage font une macabre découverte place Stanislas, à Nancy, non loin du bar du Commerce, relate L’Est Républicain. Un homme de 27 ans gît au sol, le thorax ensanglanté. Les premiers éléments laissent penser à une agression au couteau. Les sapeurs-pompiers le transportent en urgence vers l’hôpital Central. Son pronostic vital n’est pas engagé.
Sur place, aucune trace de l’auteur présumé des faits. L’enquête est confiée à la brigade d’atteintes aux personnes (BAP), qui doit d’abord composer avec une zone d’ombre : l’examen médico-légal écarte rapidement la piste de l’arme blanche, sans pour autant éclaircir les circonstances exactes de l’agression.
Un rebondissement à l’hôpital
Cinq jours après les faits, mardi 21 juillet, la section d’intervention est appelée en urgence à l’hôpital Central pour une bagarre entre deux patients. Les protagonistes ne sont autres que le blessé de la place Stanislas et un homme de 34 ans, hospitalisé au même moment. Ce dernier présente une sérieuse plaie à la tête. Les deux hommes sont interpellés et placés en garde à vue.
La légitime défense au cœur de l’enquête
Les investigations menées par la BAP permettent de reconstituer le véritable déroulé des événements. Contrairement aux apparences initiales, l’homme de 27 ans retrouvé blessé n’était pas la victime, mais bien l’instigateur de la rixe. Il aurait attaqué le trentenaire à l’aide d’un tesson de bouteille. Ce dernier n’aurait fait que se défendre, provoquant les blessures constatées.
L’homme reconnu comme l’agresseur, déjà visé par une obligation de quitter le territoire français, devra prochainement répondre de ses actes devant la justice pour « violences avec arme ».
(Merci Yann Bourguignon)
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