Décines : la victime d’une fusillade mortelle avait été condamnée en 2015 pour le double meurtre d’Échirolles de 2012. Retour sur une affaire glaçante.

Décines : l’homme tué d’une balle dans la tête avait été condamné pour le double meurtre d’Échirolles
Un homme a été abattu d’une balle dans la tête le 28 août dernier dans le quartier de Sully, à Décines. Selon les informations du Progrès, la victime avait été reconnue coupable en 2015 d’avoir participé au lynchage mortel de deux jeunes hommes à Échirolles, une affaire qui avait bouleversé la France en 2012.
Une exécution en pleine rue
Les faits se sont produits vers 19 h 30 dans le quartier de Sully, à Décines, dans la métropole de Lyon. Un homme a été tué d’une balle dans la tête. Deux suspects auraient pris la fuite sur des trottinettes immédiatement après les tirs. Ils sont activement recherchés par la police judiciaire, et le mobile de cette exécution reste à ce stade inconnu.
Cette fusillade s’inscrit dans une semaine particulièrement violente pour la région lyonnaise. Le 4 septembre, un autre homme a été tué par balle alors qu’il se trouvait seul dans son véhicule, stationné à l’entrée de Vaulx-en-Velin. Un véhicule s’était approché avant qu’un passager n’ouvre le feu, les suspects prenant ensuite la fuite.
Un passé judiciaire marqué par un double meurtre
D’après les informations du Progrès, la victime de Décines serait Youssef C., un homme aujourd’hui âgé de 32 ans, connu de la justice pour avoir été l’un des dix condamnés dans l’affaire du meurtre collectif de deux jeunes hommes, un étudiant de 21 ans et un éducateur de 22 ans, survenu à Échirolles (Isère) le 28 septembre 2012.
Ce crime, commis à l’arme blanche dans le cadre d’une expédition punitive, avait provoqué une onde de choc nationale. Le président de la République de l’époque s’était rendu sur place, accompagné de plusieurs membres du gouvernement. L’artiste Calogero, natif d’Échirolles, avait dédié une chanson aux deux victimes.
À peine âgé de 18 ans au moment des faits, l’homme avait été spécifiquement accusé d’avoir roulé sur la tête de l’une des victimes avec son scooter. La cour avait retenu la notion de coaction, considérant que chaque participant au lynchage avait contribué au décès des victimes, que ce soit en portant des coups, en les empêchant de fuir ou de recevoir des secours. Il avait été condamné pour homicide volontaire à 14 ans de réclusion en décembre 2015 devant la cour d’assises de l’Isère, avant de faire appel de cette décision.
Une peine alourdie en appel
Lors du second procès, tenu en 2017 devant la cour d’assises d’appel du Rhône, sa peine avait été alourdie à 15 ans de réclusion. Un pourvoi en cassation, formé par ses avocats, avait été rejeté l’année suivante.
Un de ses frères, également mis en cause dans le dossier, avait quant à lui été acquitté en 2015, probablement en raison de sa collaboration avec l’instruction. Cet acquittement lui aurait valu, selon la presse de l’époque, des menaces de mort de la part d’autres coaccusés, qui l’accusaient d’avoir « balancé ». Les deux hommes faisaient partie d’une fratrie de dix enfants.
Une enquête qui reste à établir
Le parcours de la victime entre sa sortie de détention et sa mort à Décines reste flou. L’enquête devra déterminer s’il existe un lien entre ce passé judiciaire et son exécution, ou si un tout autre mobile est à l’origine du drame. En attendant, ses proches se recueillent : un avis de décès a été diffusé sur les réseaux sociaux, et une cagnotte de soutien a été lancée par un membre de son entourage.
(Merci Rudy van Cappellen)
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encore un qui n’a pas purgé l’intégrité de sa peine.
tiens , double meurtre et il était dehors , dieu merci justice a été faite !!! bravo