Laurent Nuñez menace CNews de poursuites pénales si Xenia Fedorova, expulsée pour ingérence russe, revient en visio à l’antenne.

Xenia Fedorova sur CNews : le ministre de l’Intérieur menace la chaîne de poursuites pénales
Le retour annoncé de la chroniqueuse prorusse Xenia Fedorova sur CNews, en visioconférence, provoque une riposte ferme du gouvernement. Laurent Nuñez a écrit à l’Arcom pour dénoncer un possible contournement de son expulsion et du gel de ses avoirs.
Une chroniqueuse sous le coup d’une expulsion
Xenia Fedorova fait l’objet, depuis fin juillet, d’un arrêté d’expulsion du territoire français. Les autorités lui reprochent d’avoir « manipulé l’information et le débat public », portant ainsi atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation. Le gouvernement évoque explicitement des actes d’ingérence menés au bénéfice de la Fédération de Russie.
Au moment de la publication de cet arrêté, la chroniqueuse se trouvait à l’étranger. Mi-août, son avocat avait précisé qu’elle avait été licenciée, faute de titre de séjour valide en France. Ses employeurs, Canal+ et Lagardère, n’avaient alors fait aucun commentaire officiel sur ce licenciement.
Le projet de retour à l’antenne qui met le feu aux poudres
Début septembre, CNews, chaîne du groupe Vincent Bolloré, a annoncé un possible retour de Xenia Fedorova à l’antenne, sous forme d’intervention à distance. La principale intéressée avait elle-même confirmé cette perspective dans une interview accordée au média Omerta, exprimant l’espoir de pouvoir intervenir « à distance » malgré des « problèmes techniques », et de conserver sa place dans l’émission L’Heure Inter, diffusée deux fois par semaine sur la chaîne.
Cette annonce a immédiatement suscité une réaction du ministère de l’Intérieur, qui y voit une tentative de contourner les mesures prises à l’encontre de la chroniqueuse, relate Le Parisien.
La lettre de Laurent Nuñez à l’Arcom
Dans un courrier adressé mercredi au président de l’Arcom, Martin Ajdari, et revêtant la forme d’un signalement officiel, Laurent Nuñez détaille les risques juridiques d’un tel retour. Le ministre rappelle que Xenia Fedorova fait également l’objet d’une mesure de gel de ses fonds et de ses ressources économiques, en complément de son expulsion.
Selon lui, le plein effet de ces sanctions suppose que la chroniqueuse soit privée de toute possibilité de réitérer, sur le territoire national, les propos ayant motivé son expulsion. Un retour à l’antenne, même à distance, reviendrait donc à contourner directement l’esprit des mesures prises contre elle.
Des qualifications pénales à la clé
Le ministre de l’Intérieur estime que ce retour éventuel « contrevient directement aux mesures d’expulsion et de gels des avoirs prononcées » et qu’il « est susceptible de soulever plusieurs qualifications pénales ». Son raisonnement repose sur un point précis : même sans rémunération, Xenia Fedorova continuerait de bénéficier d’un créneau d’antenne sur fréquence hertzienne, ainsi que de moyens techniques de production mis à sa disposition par la chaîne.
Ce maintien d’un accès aux infrastructures de diffusion constituerait, selon Laurent Nuñez, un contournement caractérisé des mesures d’expulsion et de gel des fonds, exposant potentiellement CNews à des poursuites pénales.
Une affaire qui interroge la responsabilité des diffuseurs
Ce dossier place l’Arcom face à une question sensible : jusqu’où va la responsabilité d’une chaîne de télévision lorsqu’elle programme une personnalité visée par des sanctions administratives pour ingérence étrangère ? L’autorité de régulation devra désormais se positionner sur la suite à donner à ce signalement, dans un contexte où les tensions autour d’une présumée influence russe dans les médias français restent vives.
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Vas y nunaz, va encore te ridiculiser!
On se demande toujours si cette expulsion est vraiment légale. Aucun raisonnement justifiant son expulsion ne tient la route. Toutes les autres chaînes reçoivent des « soutiens » pro ukrainiens, qui ne sont d’ailleurs pas tous ukrainiens. Or, Xenia Fedorova ne s’est jamais présentée comme « pro russe », mais comme » journaliste russe ». Nous ne sommes pas en guerre avec la Russie, donc comment se dire allié de l’Ukraine ? Dans la même émission, L’heure Inter, CNews reçoit également une journaliste chinoise et plusieurs franco iraniens. Nous ne sommes pas en guerre avec l’Iran ni avec la Chine, alors que ces deux pays sont alliés avec la Russie. Tout ça va être dur expliquer à la Justice.
La dictature choquante actuelle et l’incivisme de Nunez devront être punis dès que possible!