847 000 plaques d’immatriculation et données de propriétaires en vente après une cyberattaque revendiquée. Quels risques d’arnaque et comment réagir ?

Fuite de données : un pirate revendique le vol de 847 000 plaques d’immatriculation liées à des identités
Un cybercriminel affirme détenir un fichier massif associant des plaques d’immatriculation à des données personnelles de propriétaires de véhicules. Voitures ou deux-roues, tous les conducteurs pourraient être exposés à des tentatives d’escroquerie, en particulier au faux message de l’ANTAI.
Une annonce publiée sur un forum cybercriminel
Samedi 24 octobre, un pirate informatique se faisant appeler ChimeraZ a revendiqué le vol d’une importante base de données, rapporte RMC BFMTV. Il l’a mise en vente sur un forum cybercriminel. L’information a d’abord été relayée par French Breaches, site spécialisé dans l’actualité des fuites de données en France.
Ce hacker est également présenté comme l’auteur de plusieurs attaques récentes. Parmi elles figurent des fuites visant des partis politiques : le Parti communiste français a reconnu l’incident samedi, tandis que La France Insoumise et Renaissance ont démenti. Des armureries et des associations animalières auraient aussi été ciblées.
Un fichier de plus de 900 000 lignes
Dans son annonce, ChimeraZ affirme posséder 905 097 lignes de données. Elles comprendraient 847 064 plaques d’immatriculation, associées aux nom, prénom et adresse postale des propriétaires.
Le fichier contiendrait aussi, selon lui :
• 506 003 adresses e-mail ;
• 474 906 numéros de téléphone.
Le pirate assure par ailleurs qu’un second fichier, comptant « probablement 2 millions de plaques », sera divulgué « dans les prochains jours ». Si cette promesse se vérifiait, le total approcherait les 3 millions de plaques.
Une origine encore inconnue
ChimeraZ ne précise pas comment il aurait obtenu ces informations. Il évoque seulement un site présentant des failles de sécurité, dont il refuse de révéler l’identité tant que celles-ci ne sont pas corrigées.
Le Système d’immatriculation des véhicules (SIV), géré par l’État, détient ce type de données. Aucun élément ne permet toutefois, à ce stade, de l’affirmer. Cette revendication reste donc à confirmer.
Quels risques pour les propriétaires ?
Pour exploiter ce fichier, le cybercriminel doit d’abord trouver un acheteur. Un escroc pourrait alors lancer une campagne de phishing à grande échelle pour récupérer des coordonnées bancaires.
Détenir la plaque d’immatriculation d’une cible rend le piège plus crédible. Un message ou un courrier frauduleux pourrait usurper l’identité de l’ANTAI (Agence nationale de traitement automatisé des infractions) et réclamer le paiement d’une amende fictive. La simple mention de votre plaque peut suffire à faire douter, même si l’infraction n’existe pas.
Les bons réflexes à adopter
Dans les semaines à venir, la vigilance s’impose face à tout e-mail, SMS ou courrier évoquant une contravention. Le site officiel de l’ANTAI recense l’ensemble des amendes : il suffit d’y saisir le numéro indiqué dans le message pour vérifier son authenticité.
Si le message est faux, vous pouvez signaler la tentative d’escroquerie sur cybermalveillance.gouv.fr. Ne cliquez jamais sur un lien contenu dans un message suspect et ne communiquez aucune information bancaire.
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